L’Eau à la Bouche restaurant Salon-de-Provence – Avec Mauricette, on est resté plantés comme des ronds de flans sur une place Morgan devenue hyperconcurrentielle point de vue gamelles. Elle avec son chapeau vert et moi déplumé de la calebasse, de loin on devait ressembler à deux palmiers au milieu de nulle part. Inspection des lieux à 360° pour savoir où on allait se lâcher le frein à main pour se remplir la tirelire. Après inventaire au périscope, il restait « L’Eau à la Bouche », positivement référencé par nos services voilà plus de 20 ans: comme un retour vers le futur.

Toujours cette terrasse au coude à coude avec les taules voisines. On s’avance avec la banane en pensant au passé glorieux. Sauf que les deux personnes en responsabilité de l’accueil et du service, qu’on venait pas ça les arrangeait. Un non-accueil parfait, rarement vu autant d’énergie à vous flinguer le moral et l’appétit. Bon. On sait bien que la restauration est un métier difficile, que les clients sont pénibles, que les affaires sont compliquées, que les charges gnagnagna, que personne y veut plus travailler, que c’est plus ce que c’était, que la laitière et le pot au lait, que la poutre dans l’œil du voisin. Bref! On entre donc par la poissonnerie, on s’installe où on veut, ya le choix ce midi. C’est ici qu’il faut manger du poisson et s’enfiler des coquillages et crustacés vendus au poids, des bourrides et bouillabaisses… Sur les ardoises éparpillées, aussi des suggestions viandardes. Et le menu du midi à 23,5€ avec alternatives. En faisant le bruit d’un aspirateur sans fil déréglé Mauricette s’enfile 6 huitres Marennes d’Oléron avec beurre et vinaigre d’échalotes, avant de conclure en connaisseuse: « tiens? elles sont douces pour des Marennes! ». 13/20. Le serveur blasé (comme tout le personnel) me confirme avec honnêteté que la tielle sétoise tiède n’est pas faite ici. Elle pourrait être néanmoins agréable. Même pas: une aride mini-tourte sans tomate, sans piment, avec fort peu d’une fine et radine brunoise de ce qui devrait être du poulpe si j’en crois mon microscope. Y en a trop peu pour que je sois plus précis. On a dit au cuisinier « tu soignes joliment la cosmétique des assiettes autour de ce truc pas bon et ça passera ». Ben non: 9/20. Effort de dressage toujours mais en bon: filets de rougets rôtis au thym, tapenade posés sur des patates grenailles et une poêlée de légumes en bâtonnets. 14,5/20. Mêmes garnitures pour mon loup grillé: poisson d’élevage trop gras, de basse qualité, Grèce ou dans le genre. Qu’un poissonnier de métier vous fourgue ça dans la gamelle, ça la fout mal, même dans un menu à ce prix. 11/20. Paris-Brest épuisé remplacé par une assiette de 3 fromages pas radine, bravo. 13/20. Et le miracle du jour: une formidable salade de fruits frais, un joli boulot, sirop extra! 15/20!

La dame blonde du service s’avère de plus en plus agréable tout au long du repas, un beau sourire, dommage de ne pas plus s’en servir dès le début. Voilà, c’est fini.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 2/5★ Ψ
Adresse
Place Morgan
13300 SALON-DE-PROVENCE
Tél:04.90.56.41.93
Réseaux Sociaux :
Accueil:
7/20
Service:
13/20
Qualité/prix:
12/20
Cadre:
15/20
Pain:
Pain individuel 14,5/20
Café:Lavazza 2,5€
15/20
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
    Spécialités
    • poissons, coquillages et crustacés
    Menus
    • Menu 23,5€ midi semaine
    • Carte et suggestions
    Fermetures
    • Fermeture se renseigner
    Plus…
    • Terrasse
    Sur place et...
    A emporter
    Livraison
    - Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 2/5★ Ψ
    Adresse
    Place Morgan
    13300 SALON-DE-PROVENCE
    Tél:04.90.56.41.93
    Réseaux Sociaux :
    Accueil:
    7/20
    Service:
    13/20
    Qualité/prix:
    12/20
    Cadre:
    15/20
    Pain:
    Pain individuel 14,5/20
    Café:Lavazza 2,5€
    15/20
    Thé:
    Toilettes:
    15/20
    Vin:
    Environnement:
    Aux fourneaux
      Spécialités
      • poissons, coquillages et crustacés
      Menus
      • Menu 23,5€ midi semaine
      • Carte et suggestions
      Fermetures
      • Fermeture se renseigner
      Plus…
      • Terrasse
      Sur place et...
      A emporter
      Livraison

      L’Eau à la Bouche restaurant Salon-de-Provence – Avec Mauricette, on est resté plantés comme des ronds de flans sur une place Morgan devenue hyperconcurrentielle point de vue gamelles. Elle avec son chapeau vert et moi déplumé de la calebasse, de loin on devait ressembler à deux palmiers au milieu de nulle part. Inspection des lieux à 360° pour savoir où on allait se lâcher le frein à main pour se remplir la tirelire. Après inventaire au périscope, il restait « L’Eau à la Bouche », positivement référencé par nos services voilà plus de 20 ans: comme un retour vers le futur.

      Toujours cette terrasse au coude à coude avec les taules voisines. On s’avance avec la banane en pensant au passé glorieux. Sauf que les deux personnes en responsabilité de l’accueil et du service, qu’on venait pas ça les arrangeait. Un non-accueil parfait, rarement vu autant d’énergie à vous flinguer le moral et l’appétit. Bon. On sait bien que la restauration est un métier difficile, que les clients sont pénibles, que les affaires sont compliquées, que les charges gnagnagna, que personne y veut plus travailler, que c’est plus ce que c’était, que la laitière et le pot au lait, que la poutre dans l’œil du voisin. Bref! On entre donc par la poissonnerie, on s’installe où on veut, ya le choix ce midi. C’est ici qu’il faut manger du poisson et s’enfiler des coquillages et crustacés vendus au poids, des bourrides et bouillabaisses… Sur les ardoises éparpillées, aussi des suggestions viandardes. Et le menu du midi à 23,5€ avec alternatives. En faisant le bruit d’un aspirateur sans fil déréglé Mauricette s’enfile 6 huitres Marennes d’Oléron avec beurre et vinaigre d’échalotes, avant de conclure en connaisseuse: « tiens? elles sont douces pour des Marennes! ». 13/20. Le serveur blasé (comme tout le personnel) me confirme avec honnêteté que la tielle sétoise tiède n’est pas faite ici. Elle pourrait être néanmoins agréable. Même pas: une aride mini-tourte sans tomate, sans piment, avec fort peu d’une fine et radine brunoise de ce qui devrait être du poulpe si j’en crois mon microscope. Y en a trop peu pour que je sois plus précis. On a dit au cuisinier « tu soignes joliment la cosmétique des assiettes autour de ce truc pas bon et ça passera ». Ben non: 9/20. Effort de dressage toujours mais en bon: filets de rougets rôtis au thym, tapenade posés sur des patates grenailles et une poêlée de légumes en bâtonnets. 14,5/20. Mêmes garnitures pour mon loup grillé: poisson d’élevage trop gras, de basse qualité, Grèce ou dans le genre. Qu’un poissonnier de métier vous fourgue ça dans la gamelle, ça la fout mal, même dans un menu à ce prix. 11/20. Paris-Brest épuisé remplacé par une assiette de 3 fromages pas radine, bravo. 13/20. Et le miracle du jour: une formidable salade de fruits frais, un joli boulot, sirop extra! 15/20!

      La dame blonde du service s’avère de plus en plus agréable tout au long du repas, un beau sourire, dommage de ne pas plus s’en servir dès le début. Voilà, c’est fini.