La Remise

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LA REMISE restaurant à BESSE-SUR-ISSOLE - Le Bouche à OreilleQuand même impressionnant. Plein centre courant janvier, et pas un chat dans les rues, rideaux des commerces tirés, on se croirait dans un village fantôme comme dans la BD Lucky Luke voyez? Au cœur du Var, Besse hiberne: mais où mangent-ils tous? Réponse: chez Nadia Pesavento. Porte de « La Remise » (et pas du saloon) poussée, on change de monde pour un succès presque urbain: une trentaine d’attablés ronronnent d’aise, on est bien hein Tintin. Sûr qu’aux beaux jours, ça se bouscule plus sévèrement encore au portillon. D’autant que la romantique terrasse sous la vigne est un nid de fraicheur recherché. Bref! Et pourquoi les clients ronronnent d’aise Blaise en toutes saisons? Au service, Guilain Lempereur déroule sa discrétion naturelle. Et puis la cuisine ronronne une becquetance étincelante de fine simplicité bistrotière, « bistronomique » (comme on dit maintenant) sauf qu’ici la pratique de la chose dure depuis plus de 30 ans sans tralala frimeur ni tambourinage médiatique. Tel fut d’emblée le désir de Nadia et Alain Pesavento: faire à manger bon. En cuisine, l’esprit poursuit sur la lancée, relais passé depuis à un Jimmy Parmentier épanoui, formé par le chef. Formule 14€ les midis de semaine, trois menus de 20€ à 29€, carte.

LA REMISE restaurant à BESSE-SUR-ISSOLE - Le Bouche à Oreille Chaque année je l’attends, ce « feuilleté de St-Jacques au Noilly Prat ». Dans le cadre de mes attributions de cobaye blasé par sa fonction, la pulsion est rare! Du bel ouvrage, indélébile dans le ciboulot. Cuisson nacrée du frais coquillage coloré, sauce ronde et fine, indispensable assiette chaude pour siroter sans chrono: 15,5/20. Canard frais du Sud-Ouest pour le « magret sauce aux trompettes de la mort ». Un demi prétranché dans un style un peu à l’ancienne, bien marqué, sauce de vrai saucier qui trempe le doigt et ajuste, gratins de saison. Au printemps, les assiettes se garnissent de légumes du moment poêlés à l’huile d’olive. 15/20. Fromage prévu au menu, je décline l’aimable proposition. Mais pas le « nougat glacé » de la maison « breveté Alain Pesavento ». Lui aussi voyez, il encombrera votre caboche de gourmand pour un bon moment. Sauf qu’il n’est pas là tous les jours (faites circuler une pétition). 15/20. Cave sérieuse, beaux verres qui vont avec. Et puis voilà. 14h. Une à une les tables quittent la scène, les habitués bisent Nadia Pesavento et accompagnent d’un mot (ou deux), les nouveaux venus payent heureux et sourient d’un air entendu: ils reviendront se régaler et en parleront, forcément. On appelle ça le bouche à oreille.

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TERRASSE OMBRAGÉE SANS VOITURE – PARKINGS À PROXIMITÉ