L'OS ET L'ARÊTE du Bouche à Oreille n°40 Nov 2001

LE “COMTE” N’Y EST PLUS

Le comte de Pibarnon se répand en propos anti BàO primaires dans la sphère des fourneaux. Ça fait bien dans le milieu, ça rassure ses amis de la toque et du clan, et surtout, ça fait vendre quelques bouteilles de plus. A part ça, en quoi l’existence du BàO pourrait gêner le comte ? Un brûlot certes est toujours encombrant dans une profession, mais après tout, ce n’est point son Pibarnon qui est placé dans nos cibles ! bien qu’il soit surestimé, surévalué et trop cher à notre goût, nous avons toujours reconnu que c’était un vin de qualité. Mais au prix vu sur les cartes des restaurateurs, la comparaison avec certains “Côtes du Rhône”, “Bourgogne”, ou même aujourd’hui “Minervois”, “St Chinian”, ou “Faugères”, le “comte” n’y est plus. Au lieu de s’en prendre à un guide qui, somme toute n’a joué que son rôle de critique, il nous semblerait plus judicieux de jouer la carte de la modération en matière de prix tout en poussant les restaurateurs qui ont des coefficients de 3 ou 4, à ne plus prendre le client pour un sponsor du Bandol et ses commensaux. Toujours une histoire de “comte” !

Paul Bianco