BAO : 37

LE PETIT FUTE : Edition 2001, Marseille.

Parcourons donc ce “petit futé” 2001 édition de Marseille. Figurez-vous que je suis content. Ça et là, mais encore trop rarement à notre goût, on se lâche, on y vient : la critique négative de resto ! C’était désespérant ! Enfin ! Une façon de reconnaître que tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil ! Lisez plutôt : “l’indigence de l’entrecôte à l’échalote pourtant facturée 75 f est sans appel : viande nerveuse, cuisson pas respectée, baignant dans une sauce liquide…”. Ben dit donc…chapeau bas ! Bravo pour le courage et l’analyse ! Quoiqu’une sauce soit rarement solide, mais passons. Encore : “l’escalope milanaise, facturée 85 f, était assez insipide…”. Enfin bref, on commence à supposer que le resto a été testé. Ce qui est la moindre des honnêtetés vis à vis du lecteur qui en a assez du consensus mou, des tables où faut aller car c’est la mode, et de la prose aseptisée. C’est pas nous qu’on va se plaindre ! Et comble de l’implication, la rédaction accole aux restaurants “alignés” un logo significatif : un pigeon ! Bien trouvé.. Le problème, c’est que l’éditorial de ce “petit futé” 2001 édition Marseille, nous assène en préambule sa philosophie futée : “l’arme de Goupil est l’humour et surtout pas la méchanceté”. Et paf ! Dans le mille ! Elle est bien bonne ! Les restaurants affublés d’un “pigeon “, ils en disent quoi ? Hein ? Que c’est de l’humour ? J’vais vous dire ce qu’ils en pensent : ils trouvent ça méchant, le “petit futé”. Pour paraphraser quelqu’un qui disait que “l’érotisme chez soi, c’est la pornographie chez les autres”, on peut dire que l’humour chez soi peut être méchanceté chez les autres. Question de point de vue.

Test : Est-ce de l’humour ou de la méchanceté à l’égard du “petit futé” ?

Olivier Gros