L'OS ET L'ARÊTE du Bouche à Oreille n°73 Mar 2010

LES “MAITRES RESTAURATEURS VAROIS”
DÉBOUTÉS DU TITRE
DE… “MAITRE-RESTAURATEUR”!

La nouvelle est tombée voilà peu sur leurs toques en forme de nombril: les célèbres MRV, club d’auto-satisfaits qui sévit depuis le début des années 90 dans le Var et majoritairement sponsorisés par les subventions et l’impôt viennent d’être déboutés de leur demande d’obtenir “de fait” le statut national (et officiel celui-ci) de Maitres-Restaurateurs. La nouvelle ne manque vraiment pas de piquant quand on connait la facilité des impétrants MRV à vouloir bénéficier de tous les droits “de fait” dans le monde de la sauce. Pour le coup et on rigole: ils se font doubler par la droite par un gouvernement de droite qui confirme leur illégitimité! C’est pas rien! Notez bien que si La création du titre de “Maître-Restaurateur ” est l’une des applications du contrat de croissance signé en mai 2007 entre le Gouvernement et les principales organisations professionnelles de restaurateurs, ce statut national de Maitres-Restaurateurs est de notre point de vue bancale et trop subjectif. Seuls 3000 sont élus sur 120000 restaurateurs français! Mais passons! Les MRV frustrés qui souhaitent postuler “à titre individuel” pour le statut officiel national naturellement le peuvent et c’est bien normal! Sauf que certains se prendront un râteau dans le pif quand ils verront les critères d’admissions! Va y avoir du rififi pendant les réunions des ouailles de Max Callegari, le président des MRV! Car enfin: au prix où est la cotisation, à quoi ça sert d’être MRV? Pas grand-chose! Plus qu’hier et moins que demain! On espère quand même que le lobbying des MRV pour être adoubés “de fait” Maitres-Restaurateurs ne fera pas lâcher prise à l’état. La crédibilité de la profession toute entière est en jeu. En tout cas, plus besoin de preuves supplémentaires et formelles quant à la fanfaronnade des MRV que nous dénonçons dans ces pages depuis bientôt 20 ans. Un décret suffit: “Décret n°2007-1359 du 14 septembre 2007 relatif au titre de maître-restaurateur”.

Olivier Gros