ÉDITO du Bouche à Oreille n°93 Mar 2015

RESTONS CALME, CA VA PASSER…

Juste pour expliquer au retardataire et au suspicieux de service la raison pour laquelle certaines critiques apparaissent sur plusieurs numéros d’affilée sur la version « papier ». C’est pourtant simple: un test est effectué pour une année. C’est pas compliqué à comprendre, faut pas sortir de Saint-Cyr qui n’est pas une école de cuisine. Et puis aussi, ceux qui se croient le centre du monde: « à Saint-Zacharie ya pas de restaurants, votre guide n’est pas complet si ya pas de restaurants à Saint-Zacharie ». Comme si le BàO était les pages jaunes. Je dis ça sous l’emprise d’un courroux léger, mais d’un courroux quand même!

Pour vous dire mes petits biquets qu’au delà de l’aspect anecdotique de ses petites tracasseries sans importance, l’organisation de travail du Bouche à Oreille est réglée comme du papier sulfurisé. Mais elle chiffonne quelques-uns de nos détracteurs enclins à chercher la bêbête dans la mécanique bien huilée (1ere pression à froid) de not’ guide rigolard et si peu sérieux! Je dis ça sous l’emprise d’une contrariété passagère, mais d’une contrariété quand même!

S’entendre dire qu’un restaurant devrait être testé tous les 3 mois, voire tous les mois « passque c’est plus objectif » me défrise la tonsure. Et pourquoi pas toutes les semaines? Tiens: tous les jours tant qu’on y est! Comme ça dans le BàO, y aurait qu’un seul resto! Et pis on mettrait la photo du chef en couverture! Le seul chef du guide! C’est le lecteur qui serait content! Que peut-il bien passer dans la tête de la personne qui sort ce genre d’ineptie? Comme ce restaurateur épinglé par nos services: « vous êtes tombé sur un mauvais jour » comme ils disent. Ah ben j’ai payé pour un repas « sur un mauvais jour » alors… Même qu’il a ajouté au téléphone « le guide Michelin au moins il est sérieux lui ». Quand on sait comment travaillent les guides nationaux et très officiels, c’est-à-dire à grands coups de piochage chez les petits copains et au rythme de visites d’établissements qu’on sait parfois espacées d’une dizaine d’années, ça laisse de la marge au Bouche à Oreille avant qu’on le traite d’imposteur. Alors oui je vous le dis: le métier de cobaye de restaurant au quotidien est un sport de combat. Je dis ça sous l’emprise d’une irritation temporaire, mais d’une irritation quand même.

Olivier Gros