Vertical’Art restaurant La Valette – Restaurant « engagé ». Ça veut dire quoi exactement « engagé »? Allez savoir! En tous cas en plus du coin resto dont je vais vous causer, le lieu est une franchise de salles de grimpe pour escaladeurs de tous âges dès 4 ans. Ça sue à flot et malgré le volume climatisé, ça renifle le dessous de bras, forcément. Les clients désirant boire ou manger peuvent s’asseoir en terrasse ou à l’intérieur face aux grimpeurs, chères petites têtes blondes ou plus âgés, fille ou garçon. On reluque aussi des sérieux de la grimpette venus s’entrainer avant de s’attaquer à El Capitan en Californie.

Au moment où j’arrive pour manger (pas pour grimper), le cordial patron répare une chaise et comme je m’installe à côté de lui il m’accroche: « ici on fait des produits locaux » et patati et patata. On s’en fout. Cette mode du « local » gonfle dru. Mon boulanger est local puisqu’il est au bout de ma rue, ma station-service aussi, LIDL aussi puisqu’ils sont partout. Faut arrêter le délire-argument qui ne veut rien dire, on vit tous sur la même planète, on est tous « local ». Bref! La serveuse est formidable, enjouée, vivante. C’est important une première bonne impression. C’est marrant quand c’est ainsi, quand on entre dans un monde où les gens font leur job avec envie, les petits défauts s’envolent, on se laisse porter. D’autant que mes petits moineaux, la cuisine a un répondant qu’on n’entend rarement dans un tel lieu dédié au sport. Carte du moment avec deux salades à 12,90€ et 13,90€, des burgers (13,50€ et 13,90€), 5 plats dans les mêmes tarifs et même une suggestion végétarienne. Formule à 18,90€ pas bête: tous les plats annoncés entrent dans le créneau! Pour moi le poisson du jour: filet de julienne, sauce vierge d’agrumes, légumes de saison. Proche cousine du cabillaud, poisson longiligne de chair un peu ferme. Ici bien cuisiné, posé sur un lit de légumes frais bien taillés: carotte, courgette, du champignon qui ressemble à la pleurote mais ça n’en n’est pas, j’ai plus le nom en tête. Le tout est délicatement arrosé d’une sauce vierge impec’ par ces chaleurs violentes. Un féculent servi avec aurait été mieux, mais pour 13,90€ je fais le difficile. 14,5/20. Le niveau ne baisse pas au rayon dessert: seconde belle surprise! Avec un brownie au caramel cerclé doublé en hauteur que j’avais remarqué en vitrine. Un exercice de boutique avec le malin dressage appliqué pour mettre une visuelle verticalité. C’est ici ou jamais. Caramel gourmand fait maison, je veux dire ici aussi. 14,5/20. La boisson est comprise dans le tarif. Complicité entre le personnel et même avec le chef qui sort parfois du trou pour se désaltérer.

Alors pour ce qui est du « local », ça m’étonnerait que la direction pêche la julienne au Pradet vu que de surcroit, on ne la pêche pas de mai à décembre. Qu’on arrête de nous les briser menu avec ce terrorisme lexical à la mord-moi-l’artichaut. La direction d’ici peut dire que « la plupart des plats sont faits maison ». C’est la réalité et en plus, c’est bon. On adoube.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 4/5★ ΨΨ½
Adresse
Avenue Lavoisier
83160 LA VALETTE-DU-VAR
Tél:04.94.20.55.92
Site : toulon.vertical-art.fr/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
14,5/20
Service:
15/20
Qualité/prix:
15/20
Cadre:
14/20
Pain:
14,5/20
Café:1,6€ pas pris
Thé:
Toilettes:
14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : ils seraient 4
Spécialités
  • murs inaccessibles et tarifs accessibles
Menus
  • Formule 18,90€
  • Carte
  • Suggestions
  • Enfant 10,90€
Fermetures
  • Ouvert 7j/7 midi et soir
Plus…
  • Terrasse
  • Bar
  • Programmations musicales
Sur place et...
A emporter
Livraison
- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 4/5★ ΨΨ½
Adresse
Avenue Lavoisier
83160 LA VALETTE-DU-VAR
Tél:04.94.20.55.92
Site : toulon.vertical-art.fr/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
14,5/20
Service:
15/20
Qualité/prix:
15/20
Cadre:
14/20
Pain:
14,5/20
Café:1,6€ pas pris
Thé:
Toilettes:
14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : ils seraient 4
Spécialités
  • murs inaccessibles et tarifs accessibles
Menus
  • Formule 18,90€
  • Carte
  • Suggestions
  • Enfant 10,90€
Fermetures
  • Ouvert 7j/7 midi et soir
Plus…
  • Terrasse
  • Bar
  • Programmations musicales
Sur place et...
A emporter
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Vertical’Art restaurant La Valette – Restaurant « engagé ». Ça veut dire quoi exactement « engagé »? Allez savoir! En tous cas en plus du coin resto dont je vais vous causer, le lieu est une franchise de salles de grimpe pour escaladeurs de tous âges dès 4 ans. Ça sue à flot et malgré le volume climatisé, ça renifle le dessous de bras, forcément. Les clients désirant boire ou manger peuvent s’asseoir en terrasse ou à l’intérieur face aux grimpeurs, chères petites têtes blondes ou plus âgés, fille ou garçon. On reluque aussi des sérieux de la grimpette venus s’entrainer avant de s’attaquer à El Capitan en Californie.

Au moment où j’arrive pour manger (pas pour grimper), le cordial patron répare une chaise et comme je m’installe à côté de lui il m’accroche: « ici on fait des produits locaux » et patati et patata. On s’en fout. Cette mode du « local » gonfle dru. Mon boulanger est local puisqu’il est au bout de ma rue, ma station-service aussi, LIDL aussi puisqu’ils sont partout. Faut arrêter le délire-argument qui ne veut rien dire, on vit tous sur la même planète, on est tous « local ». Bref! La serveuse est formidable, enjouée, vivante. C’est important une première bonne impression. C’est marrant quand c’est ainsi, quand on entre dans un monde où les gens font leur job avec envie, les petits défauts s’envolent, on se laisse porter. D’autant que mes petits moineaux, la cuisine a un répondant qu’on n’entend rarement dans un tel lieu dédié au sport. Carte du moment avec deux salades à 12,90€ et 13,90€, des burgers (13,50€ et 13,90€), 5 plats dans les mêmes tarifs et même une suggestion végétarienne. Formule à 18,90€ pas bête: tous les plats annoncés entrent dans le créneau! Pour moi le poisson du jour: filet de julienne, sauce vierge d’agrumes, légumes de saison. Proche cousine du cabillaud, poisson longiligne de chair un peu ferme. Ici bien cuisiné, posé sur un lit de légumes frais bien taillés: carotte, courgette, du champignon qui ressemble à la pleurote mais ça n’en n’est pas, j’ai plus le nom en tête. Le tout est délicatement arrosé d’une sauce vierge impec’ par ces chaleurs violentes. Un féculent servi avec aurait été mieux, mais pour 13,90€ je fais le difficile. 14,5/20. Le niveau ne baisse pas au rayon dessert: seconde belle surprise! Avec un brownie au caramel cerclé doublé en hauteur que j’avais remarqué en vitrine. Un exercice de boutique avec le malin dressage appliqué pour mettre une visuelle verticalité. C’est ici ou jamais. Caramel gourmand fait maison, je veux dire ici aussi. 14,5/20. La boisson est comprise dans le tarif. Complicité entre le personnel et même avec le chef qui sort parfois du trou pour se désaltérer.

Alors pour ce qui est du « local », ça m’étonnerait que la direction pêche la julienne au Pradet vu que de surcroit, on ne la pêche pas de mai à décembre. Qu’on arrête de nous les briser menu avec ce terrorisme lexical à la mord-moi-l’artichaut. La direction d’ici peut dire que « la plupart des plats sont faits maison ». C’est la réalité et en plus, c’est bon. On adoube.