Le Petit Pondichéry restaurant à Marseille – Il s’agit d’un restaurant tenu par des indiens, alors même que les pakistanais font souvent monopole de cette cuisine. Pakistan ou Inde du Nord, c’est kif-kif… pour la gastronomie! La cuisine dépasse les clivages politiques et les religions! Passons. Service chaotique, la quinzaine de clients en terrasse obligatoire et entre 6 et 8 employés. Dont 3 ou 4 au service. Le ratio de personnel par client de certains triple-étoilés du Michelin. Alors forcément que sans attributions figées, ça se marche sur les espadrilles, un village gaulois point de vue organisation. Un village gaulois, mais en Inde si vous voulez. Bref! Mauricette a les crocs. Elle se dresse sur sa chaise comme un suricate toutes les 30 secondes pour voir si les plats arrivent. Ils mettent du temps, et dans le désordre.

Je suis servi en premier et je mange seul mon entrée du menu à 16€ avec blanc de poulet marinés grillés. Pas bon, 5 crottins au gout de croutons cramés dans la friteuse avec de l’huile qui n’a pas été changée depuis l’indépendance de l’Inde si ça se trouve. Posés sur de la salade… 6/20. Pas tellement mieux avec mon ghost korma: agneau duraille à la chaire sombre, une demi-noix de cajou raclée au fond avec la cuillère, aucun raisin sec mais des bouts de poivrons rouge et vert non prévus dans l’intitulé. Le riz réchauffé fait des boulettes. 9/20. Mauricette s’en sort plutôt mieux avec son plateau végétarien à 16€ et son samossa légumes, raïta, dal massala, légumes au curry, épinard au fromage (aillé)… riz basmati et un pain nan au fromage d’aspect inhabituel, comme une pâte à pain qui arrive gonflée comme une pizza calzone qui n’est pas cuite dessous. Ce qui signe l’absence de four tandoor en cuisine, c’est embêtant. 13/20 le plateau. J’ai droit à une alternative de desserts dans mon menu à 16€: salade de fruits ou kulfi, la fameuse glace au lait concentré Gloria et cardamome. Je demande kulfi. 15 minutes plus tard, le serveur me baragouine: “ya plus kulfi, on a tout fini”. Bon ben “salade de fruits” silvouplé. 10 minutes plus tard arrive une serveuse qui me demande ce que je souhaite comme dessert. Je l’informe que son collègue se chargeait de m’amener une salade de fruits. Alors elle me dit “mais ya plus de salade de fruits, on a tout fini”. J’ai d’abord cru à une caméra cachée. Mais non, c’est du sérieux. Ça finira avec un gâteau de semoule d’un superbe rouge carmin violemment micro-ondé et contenant parait-il, noix de cajou et raisins secs. Odeur chaude de liqueur de rose défoliante. 6/20.

Dedans, la salle est un capharnaüm avec des rallonges électriques au sol et des cartons de tout empilés. Les strictes toilettes sont propres, contrairement à la vitrine: elle cultive l’art délicat du mélange de poussières urbaines, de traces de doigts gras, de bouts de scotch cumulés de tant d’affiches arrachées, et de traces de diptères suicidés. Bref! “Pas cher pour le prix” comme dit l’autre, mais une fois encore, la pétanque de saveurs de cette cuisine aromatique tente de masquer l’indigence des produits de basse, voire très basse qualité.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 0.5/5★ 0
Adresse
44 boulevard Philippon
13004 MARSEILLE
Tél:04.91.08.25.37
Site : le-petit-pondichery.eatbu.com/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
12/20
Service:
10/20
Qualité/prix:
9/20
Cadre:
9/20
Pain:
nan 11/20
Café:offert
11/20
Thé:
Toilettes:
14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : allez savoir!
Spécialités
  • indiennes
Menus
  • Formules 10€ (midi), 15€, 16€, 16,50€, 18€
  • Carte
Fermetures
  • Fermé dimanche
  • Terrasse
Plus…
    Sur place et...
    A emporter
    Livraison
    - Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 0.5/5★ 0
    Adresse
    44 boulevard Philippon
    13004 MARSEILLE
    Tél:04.91.08.25.37
    Site : le-petit-pondichery.eatbu.com/
    Réseaux Sociaux :
    Accueil:
    12/20
    Service:
    10/20
    Qualité/prix:
    9/20
    Cadre:
    9/20
    Pain:
    nan 11/20
    Café:offert
    11/20
    Thé:
    Toilettes:
    14,5/20
    Vin:
    Environnement:
    Aux fourneaux
    • Chef : allez savoir!
    Spécialités
    • indiennes
    Menus
    • Formules 10€ (midi), 15€, 16€, 16,50€, 18€
    • Carte
    Fermetures
    • Fermé dimanche
    • Terrasse
    Plus…
      Sur place et...
      A emporter
      Livraison

      Le Petit Pondichéry restaurant à Marseille – Il s’agit d’un restaurant tenu par des indiens, alors même que les pakistanais font souvent monopole de cette cuisine. Pakistan ou Inde du Nord, c’est kif-kif… pour la gastronomie! La cuisine dépasse les clivages politiques et les religions! Passons. Service chaotique, la quinzaine de clients en terrasse obligatoire et entre 6 et 8 employés. Dont 3 ou 4 au service. Le ratio de personnel par client de certains triple-étoilés du Michelin. Alors forcément que sans attributions figées, ça se marche sur les espadrilles, un village gaulois point de vue organisation. Un village gaulois, mais en Inde si vous voulez. Bref! Mauricette a les crocs. Elle se dresse sur sa chaise comme un suricate toutes les 30 secondes pour voir si les plats arrivent. Ils mettent du temps, et dans le désordre.

      Je suis servi en premier et je mange seul mon entrée du menu à 16€ avec blanc de poulet marinés grillés. Pas bon, 5 crottins au gout de croutons cramés dans la friteuse avec de l’huile qui n’a pas été changée depuis l’indépendance de l’Inde si ça se trouve. Posés sur de la salade… 6/20. Pas tellement mieux avec mon ghost korma: agneau duraille à la chaire sombre, une demi-noix de cajou raclée au fond avec la cuillère, aucun raisin sec mais des bouts de poivrons rouge et vert non prévus dans l’intitulé. Le riz réchauffé fait des boulettes. 9/20. Mauricette s’en sort plutôt mieux avec son plateau végétarien à 16€ et son samossa légumes, raïta, dal massala, légumes au curry, épinard au fromage (aillé)… riz basmati et un pain nan au fromage d’aspect inhabituel, comme une pâte à pain qui arrive gonflée comme une pizza calzone qui n’est pas cuite dessous. Ce qui signe l’absence de four tandoor en cuisine, c’est embêtant. 13/20 le plateau. J’ai droit à une alternative de desserts dans mon menu à 16€: salade de fruits ou kulfi, la fameuse glace au lait concentré Gloria et cardamome. Je demande kulfi. 15 minutes plus tard, le serveur me baragouine: “ya plus kulfi, on a tout fini”. Bon ben “salade de fruits” silvouplé. 10 minutes plus tard arrive une serveuse qui me demande ce que je souhaite comme dessert. Je l’informe que son collègue se chargeait de m’amener une salade de fruits. Alors elle me dit “mais ya plus de salade de fruits, on a tout fini”. J’ai d’abord cru à une caméra cachée. Mais non, c’est du sérieux. Ça finira avec un gâteau de semoule d’un superbe rouge carmin violemment micro-ondé et contenant parait-il, noix de cajou et raisins secs. Odeur chaude de liqueur de rose défoliante. 6/20.

      Dedans, la salle est un capharnaüm avec des rallonges électriques au sol et des cartons de tout empilés. Les strictes toilettes sont propres, contrairement à la vitrine: elle cultive l’art délicat du mélange de poussières urbaines, de traces de doigts gras, de bouts de scotch cumulés de tant d’affiches arrachées, et de traces de diptères suicidés. Bref! “Pas cher pour le prix” comme dit l’autre, mais une fois encore, la pétanque de saveurs de cette cuisine aromatique tente de masquer l’indigence des produits de basse, voire très basse qualité.