La Cascatelle

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Un excellent souvenir de 2012!

Un joli soleil dont profite assidument une clientèle en terrasse d’un midi de semaine, plein cœur de la ville. Qu’il fait plaisir ce centre-ville vivant et souriant aux loyers modérés qui autorisent les restaurateurs à de petits prix, mais pas tous, méfiance, ya des gros malins. A « La Cascatelle » on travaille en famille, madame, môssieur, et mademoiselle en salle. La direction assume en affichant les données sans dissimulation: « en raison d’un problème de santé de notre cuisinier Sergio changement du service du midi etc »… ça semble durer depuis un moment. Reste donc les pizzas et un buffet approximatif augmenté d’un plat chaud.

Une salade avec des bouts de saumon fumé, du maïs, du soja et des pennes rigates trop molles, des carottes râpées, du chou rouge… et pour le chaud, des seiches avec une sorte de purée orange indéfinissable entre patate douce, carotte et polenta. 8/20. La pizza « Cascatelle » de Mauricette est réalisée avec tomate, fromage, chèvre, poitrine fumée, crème et origan vaut 11,20€. Crème liquide ajoutée à la fin, avec pour poitrine bien peu de petits bouts lardons. Cette pizza, on pourrait presque la manger à la main si on aime le risque. Pâte moyenne, sans nervosité et trop peu cuite. Une déception, comme une pizza un peu blasée, sans envie, triste, peu regardée par son créateur. 11/20. Heureusement que le « tiramisu » relève le niveau. Un vrai, pas un liquide dans un pot. Un pavé léger et fin, maitrisé. Il est donc normal qu’il soit « célèbre jusqu’à la rue Franchipani » selon le taulier qui ne manque pas d’humour! Seul l’autochtone sait que cette rue est juste derrière! 14,5/20.

Service à l’étage un peu lent si vous êtes pressé. Ticket de caisse à l’ancienne, façon épicerie d’après-guerre et fagoté par madame, pas de machine, et puis quoi encore? Un gribouillis au Bic chiffré avec la calculette pour m’extraire la TVA, et le tour est joué. Bref! Adresse en sérieuse perte de vitesse, usée. Même en l’absence du cuisinier, pourrait faire mieux. Le patron a l’air blasé, c’est lui qui est le préposé à la pizza, ce qui ne l’empêche pas de dérouler sa gouaille théâtrale en salle. Quand on en a marre de ce boulot de restaurateur, il est préférable de vendre. Même en s’essayant au registre de la sympathie et de la jovialité transalpine qui n’amusent plus que les bouffeurs de folklore. Juste pour le tiramisu… en attendant que le chef Sergio qui cuisine ici depuis 26 ans soit rétabli, ce qu’on souhaite ardemment!