La Cantine de Suzanne restaurant Marseille – De bons restaurants poussent dans la ville! Souvent de petites structures qui font du bon et sain, aux cuisiniers adeptes du « sourcing produits » fiers de leur travail et venant au taf le matin avec la banane au minois parce qu’ils font un métier merveilleux. Et comme un bon restaurant peut être posé à peu-près n’importe où, ces restaurateurs évitent ainsi les loyers traumatisants: le client ne payent pas l’emplacement. Les curseurs sont au beau fixe! Mignonne boutique sur le Prado angle rue Docteur Escat, gracieuse d’esprit chiné, porcelaine de toutes sortes, on sent des souvenirs. Ardoise 4 entrées, 4 plats et 2 desserts.

Le Scotch Egg, mayonnaise à l’ail noir est un plat d’origine britannique que je ne connaissais pas, dit « œuf à l’écossaise ». Boule de chair à saucisse avec cœur d’œuf mollet, panée puis frite. Avec un toucher d’abeille, le cuisinier lui fait hausser le ton en la bonifiant d’herbes et d’épices mystérieuses. Mayo extra: 15,5/20 et 9€. Avec les asperges aux morilles, céleri confit, bouillon raifort, sponge cake à la coriandre et noisettes je m’attendais à de l’original, moins à un délice. Curieux comme parfois on est disposé à tolérance avec une idée boiteuse des saveurs mais originale dans son expression. Sauf que là, tout concorde! Epaisses tranches de céleri confites en marinade snackées, noisettes torréfiées qui pètent comme celles du Piémont, amusant sponge cake vert fluo façon chamallow, asperges vertes un peu radines de tempérament sauvages. Et le bonheur avec deux dodues morilles fraiches gorgées de jus. Le bouillon raifort joue le lien entre tous. 15,5/20 et 20€. Le temps est arrivé ami lecteur. Hein? Oui? J’explique. Voilà une vingtaine d’années, le jouisseur gourmand se pointait la truffe dans un restaurant végétarien, parfois résolu à souffrir, au mieux à n’y avoir aucun plaisir sinon celui de faire du bien à son organisme. Avec ce type de tables, cette époque est achevée. Ce qu’on mange ici mes petits calissons mignons, n’est pas commun, comme une dimension supplémentaire à la gourmandise. Pas de l’original gratuit qui se regarde le nombril pour se la péter dans les reportages photos des blogueurs qui causent des restaurants sans y manger, juste de l’efficace, du sain sacrément bon. Choix de produits, choix de vie. Et de société. D’autant que vu le niveau des assiettes les tarifs sont mieux que raisonnables. Ici un menu dégustation est parfois dispo, une cinquantaine d’euros, renseignez-vous.

Le patron est absent mais a su recruter une équipe responsable, un pétillant duo de salle au féminin et un trentenaire de cuisinier doué, cultivé de lectures et de voyages, le contraire de ces petits marquis de la cuistance locaux qui aime se faire voir dans les médias. Il s’appelle Jérémy Munoz et je lui souhaite l’avenir qu’il mérite.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 4.5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
27 avenue du Prado
13006 MARSEILLE
Tél:04.65.95.48.25
Réseaux Sociaux :
Accueil:
15/20
Service:
14,5/20
Qualité/prix:
15,5/20
Cadre:
15,5/20
Pain:
15,5/20
Café:Luciani 2€
15,5/20
Thé:
Toilettes:
Toilettes sous-sol 14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Jérémy Munoz
Spécialités
  • cuisine de produits frais de producteurs, bio et raisonné
Menus
  • Ardoise
  • Entrées dès 8€, plats dès 16€ et desserts 6€
  • Menu dégustation le soir autour de 50€
Fermetures
  • Fermé dimanche et lundi, et le mardi soir
Plus…
  • Terrasse bruyante
Sur place et...
A emporter
Livraison
- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 4.5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
27 avenue du Prado
13006 MARSEILLE
Tél:04.65.95.48.25
Réseaux Sociaux :
Accueil:
15/20
Service:
14,5/20
Qualité/prix:
15,5/20
Cadre:
15,5/20
Pain:
15,5/20
Café:Luciani 2€
15,5/20
Thé:
Toilettes:
Toilettes sous-sol 14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Jérémy Munoz
Spécialités
  • cuisine de produits frais de producteurs, bio et raisonné
Menus
  • Ardoise
  • Entrées dès 8€, plats dès 16€ et desserts 6€
  • Menu dégustation le soir autour de 50€
Fermetures
  • Fermé dimanche et lundi, et le mardi soir
Plus…
  • Terrasse bruyante
Sur place et...
A emporter
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La Cantine de Suzanne restaurant Marseille – De bons restaurants poussent dans la ville! Souvent de petites structures qui font du bon et sain, aux cuisiniers adeptes du « sourcing produits » fiers de leur travail et venant au taf le matin avec la banane au minois parce qu’ils font un métier merveilleux. Et comme un bon restaurant peut être posé à peu-près n’importe où, ces restaurateurs évitent ainsi les loyers traumatisants: le client ne payent pas l’emplacement. Les curseurs sont au beau fixe! Mignonne boutique sur le Prado angle rue Docteur Escat, gracieuse d’esprit chiné, porcelaine de toutes sortes, on sent des souvenirs. Ardoise 4 entrées, 4 plats et 2 desserts.

Le Scotch Egg, mayonnaise à l’ail noir est un plat d’origine britannique que je ne connaissais pas, dit « œuf à l’écossaise ». Boule de chair à saucisse avec cœur d’œuf mollet, panée puis frite. Avec un toucher d’abeille, le cuisinier lui fait hausser le ton en la bonifiant d’herbes et d’épices mystérieuses. Mayo extra: 15,5/20 et 9€. Avec les asperges aux morilles, céleri confit, bouillon raifort, sponge cake à la coriandre et noisettes je m’attendais à de l’original, moins à un délice. Curieux comme parfois on est disposé à tolérance avec une idée boiteuse des saveurs mais originale dans son expression. Sauf que là, tout concorde! Epaisses tranches de céleri confites en marinade snackées, noisettes torréfiées qui pètent comme celles du Piémont, amusant sponge cake vert fluo façon chamallow, asperges vertes un peu radines de tempérament sauvages. Et le bonheur avec deux dodues morilles fraiches gorgées de jus. Le bouillon raifort joue le lien entre tous. 15,5/20 et 20€. Le temps est arrivé ami lecteur. Hein? Oui? J’explique. Voilà une vingtaine d’années, le jouisseur gourmand se pointait la truffe dans un restaurant végétarien, parfois résolu à souffrir, au mieux à n’y avoir aucun plaisir sinon celui de faire du bien à son organisme. Avec ce type de tables, cette époque est achevée. Ce qu’on mange ici mes petits calissons mignons, n’est pas commun, comme une dimension supplémentaire à la gourmandise. Pas de l’original gratuit qui se regarde le nombril pour se la péter dans les reportages photos des blogueurs qui causent des restaurants sans y manger, juste de l’efficace, du sain sacrément bon. Choix de produits, choix de vie. Et de société. D’autant que vu le niveau des assiettes les tarifs sont mieux que raisonnables. Ici un menu dégustation est parfois dispo, une cinquantaine d’euros, renseignez-vous.

Le patron est absent mais a su recruter une équipe responsable, un pétillant duo de salle au féminin et un trentenaire de cuisinier doué, cultivé de lectures et de voyages, le contraire de ces petits marquis de la cuistance locaux qui aime se faire voir dans les médias. Il s’appelle Jérémy Munoz et je lui souhaite l’avenir qu’il mérite.