Ékume restaurant Marseille – Il se planque et acte une cuisine rare. Au bout de la rue Sainte à un jet d’huitre de l’Abbaye Saint-Victor, un jeune couple fabrique du bonheur à prix doux vu le niveau de la gamelle. Pas de ce bonheur alimentaire animal qui remplit grossièrement la panse, certes bien agréable quand on a les baïonnettes qui couinent. Vous avez probablement ce profil de table en bas de chez vous, si ça se trouve. Mais pour un déplacement chez Alizée et Edgar Bosquez, le mieux est de s’ouvrir la curiosité, d’aimer ce qu’on ne connait pas.

Le credo majeur pour ce chef panaméen de naissance au CV gratiné, il fouine le produit local, et va à la pêche du poisson. Ce qui est la moindre des choses. C’est drôle comme souvent les marseillais importés apprécient mieux le terroir de leur ville que l’autochtone non? Bref! Épatant menu complet à 29€ le midi, décliné en formule 26€. Et avec alternatives mes jolies grives. Option le muge de pleine mer en fines tranches, huile de rocou, basilic et râpé de poutargue de la maison Benisti. Une assiette visiblement sage qui joue en superficie, poisson de texture fraiche, hier encore il faisait les magasins rue de la République avec sa femme. L’huile de rocou orangée (un fruit d’Amérique du Sud) joue son rôle savoureux, le basilic titille et l’évidente poutargue enfonce le clou du marin. 16/20, vlan, comme ça sans prévenir. Escorté d’une purée à part beurrée comme il faut (miam) suit le fileas de palangre en beignet, aigo blanco, courgette et mayonnaise de tête au Mezcal. Poisson maigre repoussé de la main par les chefs étoilés, parfois mis de côté par le pêcheur lui-même. Mais c’est ça la cuisine mes cocos! Si ça vous amuse de vous taper des poissons d’élevage revendus à prix d’or par le restaurateur: ça vous regarde! Alors bien sûr, le boulot de préparation est ingrat mais voilà, avec cette recette Edgar Bosquez nous fait découvrir son monde parallèle, son univers propre. 16/20. Le dessert la cerise du Mont de Venasque, clafoutis, amandes amères et crémeux à l’estragon est le moins bien du repas et le sucré devra vite monter au niveau. De l’idée, mais réalisation timorée, saveurs pas assez déliées, non tranchées, faudrait qu’elles baissent la tête et foncent dans le tas après le feu d’artifice du salé. 15/20. Service classique d’Alizée Bosquez, en rythme. Une cuisine envoutante, un couple sain qui sait ce qu’il veut et surtout, ce qu’il ne veut pas.

En clair: faire fortune financière dans la cuistance passait par d’autres chemins moins vertueux, nos trentenaires préfèrent la route de la passion et la fierté du travail accompli. On se dépêche de réserver car vue la superficie du coquet estanco, y en aura pas pour tout le monde.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
139 rue Sainte
13007 MARSEILLE
Tél:04.91.73.46.91
Site : ekume-restaurant.com/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
16/20
Service:
15,5/20
Qualité/prix:
16/20
Cadre:
16/20
Pain:
14,5/20
Café:3,5€ pas pris
Thé:
Toilettes:
16/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Edgar Bosquez
Spécialités
  • produits frais
Menus
  • Formule 26€ et menu 29€ midi hors jours fériés
  • Menus 49€ et 69€
Fermetures
  • Ouvert du mardi au samedi
Plus…
  • Climatisation
Sur place et...
A emporter
Livraison
- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
139 rue Sainte
13007 MARSEILLE
Tél:04.91.73.46.91
Site : ekume-restaurant.com/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
16/20
Service:
15,5/20
Qualité/prix:
16/20
Cadre:
16/20
Pain:
14,5/20
Café:3,5€ pas pris
Thé:
Toilettes:
16/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Edgar Bosquez
Spécialités
  • produits frais
Menus
  • Formule 26€ et menu 29€ midi hors jours fériés
  • Menus 49€ et 69€
Fermetures
  • Ouvert du mardi au samedi
Plus…
  • Climatisation
Sur place et...
A emporter
Livraison

Ékume restaurant Marseille – Il se planque et acte une cuisine rare. Au bout de la rue Sainte à un jet d’huitre de l’Abbaye Saint-Victor, un jeune couple fabrique du bonheur à prix doux vu le niveau de la gamelle. Pas de ce bonheur alimentaire animal qui remplit grossièrement la panse, certes bien agréable quand on a les baïonnettes qui couinent. Vous avez probablement ce profil de table en bas de chez vous, si ça se trouve. Mais pour un déplacement chez Alizée et Edgar Bosquez, le mieux est de s’ouvrir la curiosité, d’aimer ce qu’on ne connait pas.

Le credo majeur pour ce chef panaméen de naissance au CV gratiné, il fouine le produit local, et va à la pêche du poisson. Ce qui est la moindre des choses. C’est drôle comme souvent les marseillais importés apprécient mieux le terroir de leur ville que l’autochtone non? Bref! Épatant menu complet à 29€ le midi, décliné en formule 26€. Et avec alternatives mes jolies grives. Option le muge de pleine mer en fines tranches, huile de rocou, basilic et râpé de poutargue de la maison Benisti. Une assiette visiblement sage qui joue en superficie, poisson de texture fraiche, hier encore il faisait les magasins rue de la République avec sa femme. L’huile de rocou orangée (un fruit d’Amérique du Sud) joue son rôle savoureux, le basilic titille et l’évidente poutargue enfonce le clou du marin. 16/20, vlan, comme ça sans prévenir. Escorté d’une purée à part beurrée comme il faut (miam) suit le fileas de palangre en beignet, aigo blanco, courgette et mayonnaise de tête au Mezcal. Poisson maigre repoussé de la main par les chefs étoilés, parfois mis de côté par le pêcheur lui-même. Mais c’est ça la cuisine mes cocos! Si ça vous amuse de vous taper des poissons d’élevage revendus à prix d’or par le restaurateur: ça vous regarde! Alors bien sûr, le boulot de préparation est ingrat mais voilà, avec cette recette Edgar Bosquez nous fait découvrir son monde parallèle, son univers propre. 16/20. Le dessert la cerise du Mont de Venasque, clafoutis, amandes amères et crémeux à l’estragon est le moins bien du repas et le sucré devra vite monter au niveau. De l’idée, mais réalisation timorée, saveurs pas assez déliées, non tranchées, faudrait qu’elles baissent la tête et foncent dans le tas après le feu d’artifice du salé. 15/20. Service classique d’Alizée Bosquez, en rythme. Une cuisine envoutante, un couple sain qui sait ce qu’il veut et surtout, ce qu’il ne veut pas.

En clair: faire fortune financière dans la cuistance passait par d’autres chemins moins vertueux, nos trentenaires préfèrent la route de la passion et la fierté du travail accompli. On se dépêche de réserver car vue la superficie du coquet estanco, y en aura pas pour tout le monde.