Bistro 515 Hôtel Ibis

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BISTRO 515 HOTEL IBIS LA CIOTAT – Ex-Courtepaille, adossé à l’hôtel Ibis rebaptisé mi-2019 « Bistro 515 », même administration. Détail sciemment occulté dans la communication presse de la direction. Alors toi tu penses « chouette, du nouveau à la Ciotat sur le journal, c’est vraiment joli sur la photo, bravo ».

Et puis non. Les groupes possèdent la puissance financière et la nuisance marketing… et oublient que pour un restaurant, il faut surtout une cuisine digne de ce nom. Décoration chic-mode réussie, bien pensée. En dehors d’une formule du jour à 16,90€ l’ardoise propose des entrées à 10€ ou 12€. Une quinzaine de plats de 15€ (filet de poulet) à la côte de veau de l’Aveyron à 25€. La carte extérieure diffère de celle de l’intérieur, allez comprendre. Mon entrée: le « Budhabowl au poulet sauce César ». Sont annoncés: quinoa, pois chiche, chou-fleur, carotte râpée, courge, feuilles d’épinard crues, betterave, pomme verte, et les cerneaux de noix… absents. Le poulet: 5 longs bouts glacés et bruts qui collent aux dents. Mauvais. Consciencieux badigeonnage de l’assiette organisée en quartiers avec la prétendue sauce César qui n’en est pas une. 9/20.

Et puis, j’attendais beaucoup de mon plat annoncé sur l’ardoise: « poulet fermié ». Oui, écrit comme ça. Je suis fortement séduit par l’idée visuelle de rôtisserie en salle. Vous les auriez vu les poulets dorés qui bronzaient dans la rôtissoire éclairée, à vous aguicher comme des poules du « Quartier Rouge » à Amsterdam: vous auriez craqué! Vous aussi! Voici mon « 1/4 de poulet fermié » annoncé comme… Label Rouge! Le poulet servi ne vient absolument pas de la jolie rôtissoire. Bidonnage. Les modèles d’exposition sont intacts. On me fait le coup du poisson frais proposé avant cuisson à la table et on m’en sert un autre. Voyez? Peau flasque et chair sèche qui colle aux ratiches. Probablement du poulet pack de 12ème catégorie qui ne vaut pas tripette: c’est moins cher et le client n’y connait rien. Frites fraiches non maitrisées! Mollasses, trop grasses. La totale, on se fout du monde! 5/20.

Bref! On vous sert les mêmes trucs éteints des buffets des soirées-étape Ibis, mais avec des serviettes en tissu et un service qui connait son job. Séance marketing bis: pour bien faire comprendre au client qu’il est un privilégié qui ne paye pas son parking comme pour aller au restaurant en centre-ville, les gros malins de la direction affichent en gros à l’entrée sous la carte au pied de l’escalier « parking offert à la clientèle du restaurant » alors qu’il s’agit simplement du banal parking de l’hôtel de toute façon gratuit. N’empêche que beaucoup de pigeons se bousculent au portillon pour se faire plumer, bouffeurs de franchise et travailleurs de la zone qui essayent une fois. Ils ne viendront plus se faire détrousser la tirelire avec cette cuisine truqueuse et chère qui se déguise avec les fadaises communes d’un marketing malhonnête qui trompe le monde. On dégage.