Babbo restaurant à Marseille – Nouveau-venu dans la foire d’empoigne commerciale, un italien “pignon sur rue” dans le quartier de la Valentine. Dehors, pas de menu affichés ni de cartes de plats. En avant pour l’aventure, beaucoup de monde pour la tenter. On se laisse séduire par l’appel de la led au plafond et par le charme carcéral des menuiseries d’acier noir façon atelier. Superbe endroit, des niveaux, et un beau bar au Babbo avec un tas d’étagères remplies de Campari ou assimilé: le Spritz est à la mode! Point de vue service, si la cuisine se proclame italienne, l’organisation est loin d’être romaine. Quelle pagaille! Comment dit-on “à l’arrache” en italien? Des clients s’impatientent, rappellent à l’ordre, signalant poliment attendre depuis 45 minutes qu’on prenne leur commande. D’autres se lèvent et partent en payant l’unique San Pellegrino à peine entamée. Bref: désordre intégral! Au milieu de la bruyante foire d’empoigne, Mauricette traverse le restaurant jusqu’aux toilettes en marchant comme Cléopâtre qui toise César: elle n’aime pas les salades! A la carte 9 pizzas de 12€ à 23€ (boum), 11 antipasti, des charcuteries de la Botte, une huitaine de pâtes fraiches de 15€ à 26€, des plats de 17€ (salade César) à 58€ (côte de bœuf) en passant par une simple côtelette de porc avec patates à 21€. Je vous livre les traductions, pas les noms de plats annoncés en italien qui vous emberlificotent la buratta. Accompagnements facturés de 3€ à 6€, ya pas de raison. “Polpiamo insieme”: poulpe scottato (poêlé), épinard saltati, pommes de terre, mayonnaise légèrement piquante, tandoori, herbes. Alors le poulpe mal préparé a encore sur le dos sa peau peu engageante comme celle d’un aoutien teuton cramé sur la plage: 3 tentacules à dépiauter. Les épinards soit disant “saltati” (sauté) sont flotteux, patates à l’eau écrasées avec peau très furtivement marquées à la plancha, comme pour se donner bonne conscience. Le mieux est la sauce plutôt maligne, qui tonifie l’ensemble éteint. 18€ et 11/20 pour la dame au chapeau vert. “Capo dei gnocchi”: gnocchi pesto basilic, parmesan et feuilles de basilic. Ces gnocchis sont faits ici (maison) et on le croit volontiers. Faits à la semoule (façon romaine), le serveur a averti et c’est tant mieux, comme il a prévenu de l’absence de près d’un quart des plats à la carte, ce qui est pro. Bref! Considérable manque d’assaisonnement, parmesan radin et l’unique feuille de basilic pleure dans son coin. Le travail à la poêle, signature fréquente de la cuisine italienne, manque: gnocchi pochés dans l’eau chaude, exempts de sel. 11/20 pour 16€. De ce qu’on a observé sur les tables voisines et personnellement mangé, trop d’éléments signent une machine à coeff’ décomplexée. Hallucinant de cynisme. Des assiettes au kilomètre pour une cuisine terne qui surfe sur la mode italienne, et qui ne ménage pas ses efforts pour vendre du folklo avec des intitulés de plat comme travaillés par un publicitaire. Mais passons. Vu le service pire que chaotique, nous sommes incapables de vous dire si le café est bon vu qu’on a déplanté la Fiat 500 illico: on nous avait abandonné depuis trop longtemps dans notre coin et le boucan devenait insupportable.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2020 1.5/5★ Ψ
Adresse
207 route des Trois Lucs
13011 MARSEILLE
Tél:04.91.89.90.29
Réseaux Sociaux :
Accueil:
12/20
Service:
7/20
Qualité/prix:
11/20
Cadre:
17/20
Pain:
14,5/20
Café:pas pris
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
    Spécialités
    • italiennes (dans l'intitulé)
    Menus
    • Carte
    • Enfant 7€
    Fermetures
    • Fermeture se renseigner
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    • Plusieurs salles
    Sur place et...
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