L'OS ET L'ARÊTE du Bouche à Oreille n°63 Sep 2007

AIDE AUX PLUS DÉMUNIS:

SUBVENTION AUX MAITRES RESTAURATEURS VAROIS

Un jour, réunion au sommet dans le bureau des “Maîtres Restaurateurs Varois” (MRV):

“Bon ben voilà les gars! C’est pas compliqué. La Chambre de Commerce du Var qui finance en grande partie et depuis belle lurette notre groupuscule de cuisiniers en mal de reconnaissance commence à en avoir ras la casquette de lâcher chaque année des pesetas pour des cacahuètes et les mêmes têtes! Alors va falloir vite se triturer le ciboulot pour dégoter une solution sinon c’est la fin des haricots et les carottes seront cuites.”

Un audit, une agence de com’ plus tard…

Le résultat est plutôt positif, le coup de poing sur la table de la CCI du Var porte ses fruits: enfin quelques nouvelles têtes dans la corporation des “Maîtres Restaurateurs Varois”! Et surtout, enfin, un zest de crédibilité grâce à elles! Des têtes d’ailleurs plutôt talentueuses pour certaines et qu’on connaît bien au BàO pour en avons référencé quelques-unes dans nos saintes tablettes. Reste pour les “MRV” à faire le ménage, à virer les guignols qui font leur cinéma en dolby-fourneaux, les piteux pitres pathétiques, les très enclins à tirer la couverture à eux, ceux qui cherchent toujours à être le mieux placés possible sur la photo de Var-Matin, à squatter les postes stratégiques du “bureau”, à obtenir les médailles en chocolat. Mais là n’est pas le propos.

Là où on commence à pouffer sous la moustache, c’est que même si la plupart des encartés-restaurateurs payent une (rondelette) cotisation pour être affiliés au “MRV”, on note que sans l’aide de la subvention de la Chambre de Commerce du Var, cette association de chefs d’entreprise de la cuistance disparaîtrait corps et âmes… et toques! D’autant plus burlesque qu’à entendre quelques discours désenchantés émanant de ce microcosme de la tambouille, les subventions sont mauvaises… surtout quand elles sont pour les autres, les “assistés”! Contradiction qui nous fait bien rigoler les poils du dos, à nous autres du BàO. Certes, les chemins de l’autonomie financière sont (très) compliqués, on en sait quelque chose. Mais être dépendant du bon vouloir du prince argentier l’est infiniment plus.

Olivier Gros