L'OS ET L'ARÊTE du Bouche à Oreille n°53 Jan 2005

CHAPEAU L’ARTISTE !

Dans notre rédaction s’est toujours posée la question des accointances de Lelièvre avec les médias. Comment se débrouille-t-il pour devenir le sujet principal dès qu’un reportage sur la gastronomie passe sur antenne 2 ou FR3. On le voit sur le petit écran en tenue de cuistot manipuler des produits, donner des cours, expliquer telle recette dans ses cuisines, on le voit sur le marché de Toulon acheter des légumes, bref comme si c’était Robuchon. L’entregent de Lelièvre, on le connaissait, mais là en cette fin d’année 2004, être choisi sur le plan national alors qu’il existe au bas mot des dizaines de milliers de chefs pleins de talent, c’est plus que de l’entregent ! Moi, ça me laisse rêveur. Y a un truc comme dit l’autre ! en terme de publicité, l’opération vaut de l’or. Une fortune ! un joli coup de pousse de la télé pulbique. On ne se scandaliserait pas si le sieur Lelièvre avait du talent. Malheureusement, non seulement il n’a aucun talent de cuisinier mais il n’y comprend rien. S’il comprend quelque chose et on lui accorde cette qualité, c’est qu’il est très fort en matère de communication. Car faire le savant des fourneaux devant la caméra sans comprendre rien de rien ni connaître ses gammes, ça tourne à l’exploit ! chapeau l’artiste ! De ce côté là, il a tout compris. Il a compris également que bien cusiner n’est pas le plus important. Le plus important pour un restaurateur qui veut réussir, c’est d’être médiatique. Avec le concours des médias, il sait très bien qu’il peut se permettre bien des choses et jouer à guichet fermé. Pour cela on lui demande simplement de jouer au grand chef et de ne pas avoir peur de prendre la pose.

Paul Bianco