L'OS ET L'ARÊTE du Bouche à Oreille n°50 Mai 2004

C’est une tendance actuelle. On se lâche, on balance, on fustige, on dénonce ! C’est pas nous qui allons nous en plaindre ! On pratique depuis 14 ans. Bien avant que les coups tordus fusent de toutes parts. Après la publication de “Food business” de trois journalistes masqués mais spécialisés dans les potins de table, voilà qu’un hurluberlu, ancien inspecteur du Miche dit pour les non intimes “petit guide rouge”, balance. Au point de se faire virer. Ou il balance parce qu’il s’est fait virer. Bon, trêve de supputations, selon le mot à la mode qui agace tant Mauricette, il se lache. Il s’appelle Rémy et un soir le Ruquier l’invite à son émission “on a tout essayé” pour la sortie de son brûlot. Et là, il raconte. On ne rit pas aux éclats mais ce n’est pas triste. Il répond aux nombreuses questions des curieux. On en apprend de bien bonnes sur sa façon de travailler et de ne pas manger dans un établissement visité et pointé dans l’édition à venir. Nous on le savait déjà, on l’a rabâché pendant des années qu’ils ne testaient pas toutes leurs tables ! qu’ils usaient simplement de leur prestige pour pénétrer sur le coup de dix heures dans les cuisines comme s’ils étaient fonctionnaires des fraudes ou de l’hygiène. Et pour le test barka ! On verra ça une autre fois. Et des centaines de milliers d’utilisateurs vont croire dur comme fer que toutes le enseignes sont testées ! qu’ils peuvent se fier à cette bible là ! Les sceptiques ne nous croyaient pas, ils disaient qu’on cherchait uniquement la polémique. Toutes nos révélations sur le guide pendant 14 ans se sont avérées justes. Rien n’y manque ! Mais il y a mieux ! Y a des établissements visités de fond en comble qui ne paraissent jamais dans le guide. Tel la “litote” de Vence. Les mauvaises langues disent que c’est par rapport au BAO. Que c’est parce que la direction du Miche veut sanctionner tout restaurant référencé par nous pour les punir. Billevésées que de telles allégations ! Au début de notre existence, on a cru un moment qu’il y avait une part de vérité dans cette rumeur. Puis les exemples nous ont montré que tout ça n’était alimenté que par des afabulateurs stipendiés par des castes ennemies. L’exemple le plus typique est celui de Christophe Pétra du Sud au Lavandou. Lorsqu’il a ouvert son resto, il y a quelques années, personne ne le connaissait, donc personne ne croyait en lui. Le BAO le visite et lui colle une prune à deux chandeliers et demi. Ce qui est bien. Mais à côté de cinq chandeliers d’aujourd’ hui, y a comme une évolution. L’année suivante de son ouverture, on le passe à trois. Puis à trois et demi. Mais entre temps, le miche nous suit et lui colle un macaron. Donc la rumeur était fausse, elle s’effrondre. Elle ne tient plus. Mais il y a bien d’autres exemples que je pourrais citer. Mais faire un répertoire n’est pas notre vocation. Mais ceux qui ont propagé cette ineptie n’avait d’autre but que de créer une psychose et pestiférer le BAO. Le diaboliser ! Mais serait-il si important que la bible rouge tienne compte de nos avis pour nous désavouer ? Faut pas trop se monter le bourrichon ! On est si petit que les saigneurs du monde des casseroles ne nous voient pas !

Paul Bianco