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Une maison aux airs de ranch calée au bout de la zone artisanale, elle remplace « Pile ou Face » référencé en son temps.

Pas d’informations affichées pour savoir à quelle sauce on va être mangé, ni tarifs ni rien. Sinon l’annonce ardoisée d’un cassoulet qui date de la semaine précédente! On suppose juste que vu l’emplacement, ça doit pas beaucoup dépasser le seuil de tolérance économique des personnes qui bossent dans le coin et qui indexent le prix d’un repas sur les tickets-resto. Dedans ça n’a pas tellement changé… sauf que c’est plein de monde! Ça met en confiance le cobaye. Mieux: des tables familiales avec des marmots et des belles-mères! Sets en papier et serviettes rose-bonbon.

Le « buffet d’entrées » étale des légumes frais telles les carottes râpées, oui, je m’esbaudis allègrement de voir de vraies carottes râpées. Ça change des molles carottes râpées orange foncé en conserve. Œuf mayo, et charcuterie de qualité un peu basse. 14/20. Deux plats possibles dont « fish & chips ». Enorme assiette! Un beau et plat morceau de poisson de qualité frit façon tempura, impossible de le boulotter avec les mimines comme à Dublin, dommage. Les bonnes frites fraiches manquent un peu de raideur mais la sauce tartare maison fait le job, et au cas où il vous resterait un peu de place, la maison vous pose dans un coin de l’assiette déjà bien remplie une belle portion de gâteau de légumes: un vrai bonheur! On prend peur en le voyant mais en bouche, c’est du soyeux! Bref! Générosité et fait maison presque intégral: 14/20.

Je laisse de côté les desserts pâtissiers, je sature. Juste une « glace Malaga » de belle qualité, pas la moins chère du marché des fournisseurs de glace. 13/20. Bilan des agapes: 16€ (boisson incluse) augmentés des 1,4€ d’un bon café, pas le moins cher du marché des fournisseurs de café. Deux sœurettes s’occupent des clients en salle, tout sourire et dans un esprit familial qu’on ne s’attendait pas à trouver. Ça change des blasés de la tambouille. C’est ouvert uniquement le midi en semaine, parfois le soir pour faire la bamboula et brailler les ritournelles de Frédéric François ou Gilbert Montagné dans un micro lors d’un karaoké, renseignez-vous. Moi? Non merci. Je ne fais que manger.