Le Farniente

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Aujourd’hui, il fait « beau et chaud » comme aiment à dire les amis de la contrepèterie facile.

Déjeuner en bord de mer à la Ciotat, bienvenue au lot d’incertitudes dévolu à ce genre d’endroit. Le port? Non, me dit Mauricette: elle a ses lubies! Je veux du front de mer, du vrai avec odeur des tongs et moules-frites à gogo! Espace dégagé et vue imprenable. Une promenade éreintante et 12 restos « moules-frites » plus tard, la dame au chapeau vert vise un lieu au nom évocateur: « Le Farniente ». Une toute petite partie est couverte, deux autres beaucoup plus grandes face à la mer… mais coupées en deux par la route qui sépare de la plage, des coquillages et des crustacés. Bref! Pas de chichi, du simple, de l’efficace du décontracté.

Le rosé est frais, 18€ Le Pigoudet. Pas donné. Mais fi, le cadre et le climat estival nous endort un peu, bien aidé par le rosé. Tiens? Un « camembert au four » pour 14€? Pas de saison, pas encore. Sinon prendre quoi? Je voudrais bien vous y voir. Osons… croutons huilés, jambon cru et salade verte sur laquelle grimpe un petit camembert, juste une patate un peu perdue et insipide. Simple, et 12/20. Gros yeux globuleux de Mauricette en prime devant le choix déchirant: moules frites ou pizza? Ce sont les « moules-frites » qui l’emportent! Nappées d’une bonne mais fortement salée sauce au Roquefort. A boire, merci. 12,80€ et 12/20 aussi.

Tiramisu à la poire dans son petit pot « parfait », mini fondant au chocolat décoré d’amandes effilées, une verrine de flan avec le caramel au fond, et un rocher coco entourent le café du « café gourmand » plutôt agréable: là était l’ambition recherchée de la dame au chapeau vert. 12/20 et 6,8€. Mes « profiteroles » sans sourciller à 6€. Elles sont 3, banales sans faire de vagues, même ici. 11/20. Bilan: registre plagiste trinquil doigts de pieds en éventail. Bon: le propos n’est pas « haut de gamme » et on le sait d’emblée. Ce n’est pas une raison pour servir du pain sec, un morceau sur deux pour pas gaspiller. Cela dit, pas de flonflons ni d’effets de frime pseudo-tropéziens, mais un service aimable et souriant, ce qui n’est déjà pas si mal. Alors après-tout, ici où ailleurs.