L'Assiette Alèsienne

4.5

Agréable petite table comme on aimerait en voir plus souvent.

Terrasse possible, salle plus reposante. Distante et un peu rêche, la patronne se décoince un peu en fin de service. Sa serveuse montre pourtant l’exemple: adorable! Au fond dans sa cuisine ouverte, un jeune chef pratique du cousu main bien réjouissant et à vil prix. Pourtant avec Mauricette, on avait le gyrophare survolté: 5 entrées et 11 plats à l’ardoise! Et des salades-repas! Et des menus! Boudiou! Et j’ai pas tout vu! On était 3 à table, deux tâtent du menu midi à 13,50€: très bonne affaire! 3 entrées et 3 plats au choix! La « salade de foies de volaille déglacés au vinaigre de framboise » rappelle de vieux souvenirs à la dame au chapeau vert! Les bons sont rares et elle perd la mémoire! Brunoise fruits et légumes pour décorer! 14/20!

Le « feuilleté de calamars façon tielle » n’est pas comme souvent un étouffe-chrétien de sous-traitance passé au micro-onde. Bien cuisiné, déco idem que les foies de volaille! 14,5/20. « La cuisse de lapin à la basquaise » fait le taf, sauce cuisinée abondante et fruitée, riz. 14/20. Délicieuse « queue de cabillaud au citron » avec purée beurrée et ratatouille confite. Poisson frais, resté souple après cuisson. Bravo! 14,5/20. A la carte, je prends le « magret de canard au miel ». J’étais curieux. Mes petits moineaux, je me suis ré-ga-lé! Magret entier cuit à l’idéal avec peau scarifiée croustillante, présenté coupé en deux en biseau. Le 15/20 est inévitable. Pour 18€, c’est un bon plan qui donne envie de faire le tour de la carte.

Le chef nous achève. On pensait « pouf-pouf, impossible qu’il fasse aussi les desserts »… Pas de pot Georgio: si. Celui du menu du jour est un « sablé au citron meringué » qu’on croirait dans l’idée (presque) sorti de la vitrine d’une pâtisserie-boutique, 15/20. Et le « fondant au chocolat » vendu 7€ est en version coulante maitrisée et soignée: 15/20. Bref: on frôle le 3 chandeliers! Je n’ai pas pigé qui était véritablement la direction, le couple de quinqua ou le cuisinier qui tire la boutique. Par contre si vous furetez dans la ville, je sais qui ira mettre les doigts dans le pot: vous.