Cthaï

2.5

Emplacement un peu curieux, à un angle de voies et mitoyen d’un bar de quartier.

Ambiance de snack ou plutôt, d’un restaurant de rue comme on en trouve dans les villes en Thaïlande. Cuisine ouverte avec un duo: cuisine et service. Ambiance nappes papier blanc gaufré, kleenex rouge pour la moustache, chaises empilées, toilettes propres mais demi-tour impossible pour gros volumes dont je fais partie, marche arrière obligée à la manière d’un semi-remorque enfilé dans une impasse. Bref! Ceux qui suivent « le Bouche à Oreille » savent que je prends toujours « tom yam kung », le potage crevettes-citronnelle. Celui-ci s’en tire bien même s’il est réchauffé. 4 crevettes calibrées, dosage piment comme demandé, calmos sur le piment! Merci! 9,5€ et 14,5/20.

Content de ma découverte, j’attendais avec décontraction mon « kaeng kiaw wan kai », autrement dit mon « curry vert de poulet et lait de coco ». Aïe… blanc de poulet très mauvais, sec et trop dur. En guise de légumes, on nage dans le monomaniaque de l’aubergine. Ce qui pourrait ne pas me déplaire. Sauf que les bouts d’aubergine sont crus. Qui l’eut cuite? C’est vraiment mauvais, voire immangeable. Seul le bouillon au lait de coco sauve la mise et encore, avec beaucoup de difficultés puisque 7/20 pour 14€ quand même. Ce qui fait cher la virée loupée. Pas de dessert, non merci. Mais un café à 2€, mal foutu, tant pis, c’est fait, si j’aurais su j’aurais pas dû.

Question péripéties et autres événements contextuels: un couple de sexagénaires attablé et snob comme un pot de chambre se croit ici comme dans un palace à Phuket. Il se vante d’un ton colonial auprès du serveur d’aller régulièrement en Thaïlande. Prenant de haut le pauvre gars, attention jeune homme, faut pas nous la faire. Faut leur parler comme ça vous comprenez, sinon ils nous respectent pas. Bref! Insupportable. Mais concluons: un thaïlandais à potentiel de savoir-faire, mais avec les défauts connus des cuisines qui font sans discernement des économies sur les produits. Défaut classique des ambitieux de la cuisine asiatique obnubilés du tiroir-caisse. Dommage.