Mademoiselle Liberthé

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Un « petit resto » prospère qui n’aurait pas à gagner à extension, on espère avec ferveur qu’il ne grandira pas.

Si d’aventure, vous y rencontrerez une daronne heureuse comme si elle tenait boutique depuis quelques jours alors que c’est un peu plus: mai 2017. Elle joue de polyvalence dans un formidable entrain qui rassure sur la nature humaine, au four et au moulin, se faisant parfois aider par des copines quand ça se bouscule un peu trop au portillon. Un bout de terrasse ombragé sur le trottoir, une autre plus calme à l’arrière et entre, une petite salle cosy dans un esprit girly de bric-broc coussineux. Hein? J’me comprends. L’assiette ne fait pas dans le tarabiscoté culinaire mais tout est maison.

Du simple avec en ce moment des tartes salées, des cakes, des tourtes, des salades, des crêpes, et probablement des soupes et veloutés en hiver… le midi en semaine, 10€ l’assiette avec choix de deux possibilités parmi trois. Pour moi, « tarte asperges vertes de Sénas, chèvre miel » et « cake chorizo feta et olives ». La maison est généreuse dans la portion! Et avec, salade verte et timbale lentilles-échalote. Forcément, la farine est de mise et du coup, l’ensemble est plutôt roboratif. Les lentilles ne sont pas là pour arranger le cas. Je n’ai pas boudé mon plaisir puisque 14/20. Même principe pour le dessert: deux à choisir parmi trois! Alors « gâteau aux pommes et caramel au beurre salé » un poil estoufa-gàrri et « gâteau chocolat noix de pécan » moins épais et très chocolat. Impossible à terminer, trop copieux pour mon cas personnel. 13/20.

Du genre à ne pas faire les choses à moitié, Béatrice Revol. Prestation digne de figurer au Guinness-book des records du sain d’esprit et la bonne humeur, une femme épatante qui donne, se livre sans temps mort pour son récent métier… car après avoir fui d’autres boulots qu’elle adorait mais devenus impossible à vivre tant le contexte humain dégradé la minait, elle a pris son bâton de pèlerin et surtout ses marmites pour ouvrir boutique. Les gens de toutes conditions s’y rencontrent, dans ce restaurant pas tout à fait comme les autres. Mais est-ce véritablement un restaurant?