L’Olalpa

4.5

L’OLALPA restaurant Carcès – La bonne affaire du centre-village, à plus d’un titre. Déjà quand vous avez l’équipe de cuisine (ouverte) qui sourit au client quand il entre, on pige le lieu qui sait vivre.

La direction est du même tonneau. En vous pointant la truffe affamée vers 13h30, on ne vous fera pas la tronche. Mais ce n’est probablement pas la seule raison du visible succès de la boutique. Le proprio a repris du service après une mise en gérance catastrophique. Histoire de requalifier le restaurant a minima dans l’honorable, fallait taper fort de la louche sur la table. Le choix à la carte reste considérable, burgers et brochettes, tartares et carpaccios, grillades viandardes ou poissonnières, à priori pas de quoi se fracasser de plaisir la lanterne outre-mesure.

Et puis la formule du jour au rapport qualité-prix subjuguant: 12,5€ avec ¼ de vin. Pas de grande cuisine encore que, vous pourriez avoir des surprises. Entrée du jour, un carré de « tarte à la tomate » du matin, pâte feuilletée, tomate fraiche avec râpé sur le dos passée au four. Quelques pousses de salade variée un peu gâchée par la crème de balsamique: 14/20. Le plat ne fait pas les choses à moitié avec « pavé de thon au sésame »! Rien que ça! Du thon blanc correctement cuit « bleu » mais ce n’est pas du homard, surchargé en sésame noir sur le dos. Les frites obligées dans le banal, feuilles de salade verte. Plat qu’on trouve communément à 16€ dans les taules décomplexées. D’où l’importance de ce satané rapport qualité-prix! J’insiste sur la chose! Bref! 14,5/20.

Repu, plutôt que tarte prévue au programme pour finir, j’opte pour une « glace Malaga », la fameuse. 13/20. Vu le prix du menu, le café représente 13,8% du prix global. Le pain fait le job, le service ça dépend sur qui vous tombez! Comme j’ai déjeuné en salle, je confirme que l’équipe en cuisine est heureuse à l’ouvrage, volontaire. Autant dire qu’au global, la boutique est redevenue la bonne affaire d’un centre-village tristounet hors-saison, et que cet établissement contribue largement à le faire vivre quand les oiseaux volent bas et que la bise fut venue.