Les Eaux de Mars restaurant Marseille – Quand on connait un peu Georges Moustaki, on pige vite qu’ici faut pas pousser mémé dans les orties: les jeunes tauliers ne confondent pas vitesse et précipitation. Du haut de son double-mètre, le mince patron trentenaire Arthur Faure me demande d’attendre un peu, lancé qu’il dans un calcul considérable pour savoir si je peux manger ce midi vu que c’est complet, comme le plus souvent. Je pense que si le client le gonfle, qu’il joue le consommateur pressant qui a tous les droits parce qu’il paye: il décline, renvoie. Finalement c’est oui pour moi, et tant mieux.

Le temps de sa délibération intime, j’ai le temps de zieuter la carte des vins hors des sentiers battus et aux tarifs mieux qu’amicaux. Droit de bouchon à 10€, à déduire si vous voulez partir avec votre flacon sous l’aileron. Bref! Mes petits moineaux, à table je me suis régalé avec des idées bien balancées. Pendant un moment en observant la clientèle, j’ai cru tomber dans un essaim de bobos venus s’esbaudir la rondelle dans un estanco branchouille à la mords-moi le radis! Entrée haute en couleurs courgette, mimosa, sarrasin, ciboulette, pourpier…. Assiette noire, trio de tronçons verts en ronde d’une courgette en pleine forme résistante ce qu’il faut à l’incisive pour en faire un plat incisif, idée végétale qui pète du tonnerre avec l’acidité qui pointe son nez avec des graines de moutarde vinaigrées. Très bien cuisiné et sain: 15,5/20 pour 6€ seulement. Hors menu, une proposition formidable avec ventrêche de thon rouge de ligne fumée, sabayon au raifort, pomme de terre, oseille sanguine, betterave…

 Le patron-serveur prend le temps de la pédagogie malgré la bousculade au portillon. Il s’agit de thon ikejime, méthode d’abattage japonaise où le poisson ne meurt pas et ne souffre plus, vidé de son sang. Renseignez-vous sur internet au lieu d’aller sur TripAdvisor. Pour le thon ainsi traité, l’intérêt est la longue conservation et l’absence de gout de fer qui flingue souvent une dégustation du lendemain. Bref! Ce thon présenté ici comme un tataki se mange seul, se suffit à lui-même, texture et saveur. Cela dit les garnitures sont formidables, en particulier l’étonnant sabayon de raifort qui vous taquine le bonbon. 18€ la suggestion (4€ de plus que les 2 plats du menu). C’est donné croyez-moi. 15,5/20. Une précieuse découverte. Précisons avec délice que le duo de restaurateurs ne se vante pas d’être maitre-restaurateur, n’appartient pas à un club sectaire, et n’affiche pas le logo pour gogos “fait-maison” comme le fond ardemment les escrocs de la tambouille touristique. Ils aiment le beau produit, local et bio. Sans le crier sur les toits pour que les blogueurs le répètent, pratique usitée par quelques restaurants du quartier faux-impertinents spécialisés dans la sincérité tronquée. La direction d’ici préfère l’action loyale à l’intention démago et nous, ça nous réjouit. C’est à deux pas du palais Longchamp et la réservation est impérative. Ne venez pas vous plaindre après, cher amigo du bon gigot de la belle adresse qu’on se refile sous le manteau.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
135 rue Consolat
13001 MARSEILLE
Tél:04.91.07.61.36
Site : leseauxdemars-restaurant.com/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
12/20
Service:
14,5/20
Qualité/prix:
16/20
Cadre:
15/20
Pain:
15,5/20
Café:Luciani 1,5€
16/20
Thé:
Toilettes:
14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Noémie Lebocey
Spécialités
    Menus
    • Formules-carte 18€ et menu-carte 22€
    Fermetures
    • Ouvert du mardi au samedi midi et soir
    • Réservation impérative
    Plus…
    • Terrasse
    Sur place et...
    A emporter
    Livraison
    - Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 5/5★ ΨΨΨ½
    Adresse
    135 rue Consolat
    13001 MARSEILLE
    Tél:04.91.07.61.36
    Site : leseauxdemars-restaurant.com/
    Réseaux Sociaux :
    Accueil:
    12/20
    Service:
    14,5/20
    Qualité/prix:
    16/20
    Cadre:
    15/20
    Pain:
    15,5/20
    Café:Luciani 1,5€
    16/20
    Thé:
    Toilettes:
    14,5/20
    Vin:
    Environnement:
    Aux fourneaux
    • Chef : Noémie Lebocey
    Spécialités
      Menus
      • Formules-carte 18€ et menu-carte 22€
      Fermetures
      • Ouvert du mardi au samedi midi et soir
      • Réservation impérative
      Plus…
      • Terrasse
      Sur place et...
      A emporter
      Livraison

      Les Eaux de Mars restaurant Marseille – Quand on connait un peu Georges Moustaki, on pige vite qu’ici faut pas pousser mémé dans les orties: les jeunes tauliers ne confondent pas vitesse et précipitation. Du haut de son double-mètre, le mince patron trentenaire Arthur Faure me demande d’attendre un peu, lancé qu’il dans un calcul considérable pour savoir si je peux manger ce midi vu que c’est complet, comme le plus souvent. Je pense que si le client le gonfle, qu’il joue le consommateur pressant qui a tous les droits parce qu’il paye: il décline, renvoie. Finalement c’est oui pour moi, et tant mieux.

      Le temps de sa délibération intime, j’ai le temps de zieuter la carte des vins hors des sentiers battus et aux tarifs mieux qu’amicaux. Droit de bouchon à 10€, à déduire si vous voulez partir avec votre flacon sous l’aileron. Bref! Mes petits moineaux, à table je me suis régalé avec des idées bien balancées. Pendant un moment en observant la clientèle, j’ai cru tomber dans un essaim de bobos venus s’esbaudir la rondelle dans un estanco branchouille à la mords-moi le radis! Entrée haute en couleurs courgette, mimosa, sarrasin, ciboulette, pourpier…. Assiette noire, trio de tronçons verts en ronde d’une courgette en pleine forme résistante ce qu’il faut à l’incisive pour en faire un plat incisif, idée végétale qui pète du tonnerre avec l’acidité qui pointe son nez avec des graines de moutarde vinaigrées. Très bien cuisiné et sain: 15,5/20 pour 6€ seulement. Hors menu, une proposition formidable avec ventrêche de thon rouge de ligne fumée, sabayon au raifort, pomme de terre, oseille sanguine, betterave…

       Le patron-serveur prend le temps de la pédagogie malgré la bousculade au portillon. Il s’agit de thon ikejime, méthode d’abattage japonaise où le poisson ne meurt pas et ne souffre plus, vidé de son sang. Renseignez-vous sur internet au lieu d’aller sur TripAdvisor. Pour le thon ainsi traité, l’intérêt est la longue conservation et l’absence de gout de fer qui flingue souvent une dégustation du lendemain. Bref! Ce thon présenté ici comme un tataki se mange seul, se suffit à lui-même, texture et saveur. Cela dit les garnitures sont formidables, en particulier l’étonnant sabayon de raifort qui vous taquine le bonbon. 18€ la suggestion (4€ de plus que les 2 plats du menu). C’est donné croyez-moi. 15,5/20. Une précieuse découverte. Précisons avec délice que le duo de restaurateurs ne se vante pas d’être maitre-restaurateur, n’appartient pas à un club sectaire, et n’affiche pas le logo pour gogos “fait-maison” comme le fond ardemment les escrocs de la tambouille touristique. Ils aiment le beau produit, local et bio. Sans le crier sur les toits pour que les blogueurs le répètent, pratique usitée par quelques restaurants du quartier faux-impertinents spécialisés dans la sincérité tronquée. La direction d’ici préfère l’action loyale à l’intention démago et nous, ça nous réjouit. C’est à deux pas du palais Longchamp et la réservation est impérative. Ne venez pas vous plaindre après, cher amigo du bon gigot de la belle adresse qu’on se refile sous le manteau.