Le Vingt-Quatre restaurant Arles – En face de la fondation Luma ordonnée par Maja Hoffmann, suissesse héritière de l’Industrie Pharmaceutique du même nom et depuis quelques années accessoirement, détentrice d’un monopole de fait sur à peu près tout ce qui touche à la culture sur la ville. On se réjouit de ce qu’on a pu voir d’expositions dont nous aurions été orphelins sans elle. Mais on fulmine sur l’emprise et les réseaux entretenus dans le microcosme de la restauration, ainsi que sa stratégie politique et sociale au sein même de ses restaurants. On en causera une autre fois! Le cas du jour se situe donc juste en face, comme le l’ai dit en débutant mon propos déjà loin. Une brasserie avec un couple un peu curieux voire bizarre, qui pourrait vendre des livres ou des places de cinéma. Ou des savons, des cigales en terre cuites ou un tas d’autres choses. Dommage car le cadre a du sex-appeal avec des alignements rigoureux, un comptoir sans fin et de nombreux flacons sur les étagères. Accueil pour le moins poussif des tauliers qui ne saluent pas, c’est au client de dégainer les amabilités en premier. La relève est adroite en salle, nous aurons à faire avec un jeune serveur enjoué et souriant, qui aime son job. Gloire à lui. Bref! Une ardoise dehors, des ardoises dedans. La craie a des ratés, entre effacements avec la manche à l’arrache et hésitations tarifaires. Des salades à 14€/14,50€. Un tartare de bœuf, entrecôte, saumon aux agrumes, des couteaux en persillade, des moules-frites… Remplie d’un optimiste douteux, la royale Mauricette fière d’être dans ville arènes, tente la salade César. Perso ce truc commence à me gonfler. 9 fois sur 10, l’idée vendue à prix d’or est bâclée par du cuisinier-assembleur qui, quand vous faites une remarque, vous regarde avec des yeux de gobi en vous assurant qu’il s’agit là d’une “véritaaable salade César”. Paf! Une fois encore: bouts de poulet décongelés panés au cornflake. Parmesan au compte-gouttes, sauce éteinte nullement assaisonnée qui signe le fait-maison maladroit: elle fait regretter les sauces en flacon! C’est vous dire si c’est plat. Pas de Worcestershire. 14,5€ et 7/20 allez hop. Elle poursuit avec un tataki d’espadon qui lui a bien fait rigoler les poils du menton. Ce tataki d’espadon est copieux comme un filet de sardine cacochyme. Faut vraiment pas avoir honte de servir un truc pareil. En plus, les minuscules rondelles du poisson mi-cuit sont copieusement tartinées d’une cargaison d’Amoco Cadiz de sauce soja sucré avec graines de sésame pour faire joli passque les gens aiment bien. Un défoliant! Espadon, sardine, pneu ou navet: on s’en fout! On ne sent rien! Le gratin de légumes volontaire ne rattrape pas, salade verte avec des bricoles. 9/20 et 14,50€. De mon côté tandis que la dame au chapeau vert s’enfilait entrée+plat, je tâtais de la moule. Oui: moules-frites. A la crème. Enfin marinières avec crème: “poulette” qu’on dit souvent. Le gentil serveur m’amène la gamelle en tôle habituelle. Il en soulève le couvercle. Des radins. Un demi-pot. Mais elles sont bonnes, de la Carteau pourtant souvent décriée. Au prix de la moule, la direction pourrait faire un effort sans se flinguer le CODEVI. Les frites? Des décongelées Mac Cain, les célèbres incurvées. 13,50€ pour la meilleure note du jour: 11/20. Je vais payer au comptoir. Le dab (celui qui ne dit pas bonjour) me facture ma moule 1€ de plus que le tarif affiché: 14,50€. Je moufte. Il baragouine une explication. Il me rend une pièce de 1€. La classe à Dallas.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2020 0.5/5★ 0
Adresse
24 avenue Victor Hugo
13200 ARLES
Tél:09.86.17.51.66
Réseaux Sociaux :
Accueil:
8/20. Service . Rapport qualité prix . Cadre Pain . Café
Service:
14,5/20
Qualité/prix:
9/20
Cadre:
15/20.
Pain:
14,5/20
Café:Lavazza 1,5€
14,5/20
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : allez savoir!
Spécialités
  • bi-tarification et banalités
Menus
  • Ardoise de 13,5€ à 18,5€
  • Enfant 8,5€
Fermetures
  • Ouvert du lundi au samedi midi, vendredi et samedi soir
Plus…
  • Terrasse
Sur place et...
A emporter
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