Le Louis d’Or restaurant Bormes-les-Mimosas – Echoppe planquée sous des arcades d’un bâtiment des années 70 ou 80, vous ne la débusquerez pas du 1er coup. J’y suis entré sur la pointe des pieds avec le sentiment d’un peu déranger, comme si j’entrais dans votre salle à manger. Décorum détaché du genre paillettes et salamalecs des taules matuvu qui alpaguent la mirette pour vendre des sornettes aux porteurs de fausses Rolex. Banquettes de bric et de broc, tables simplement dressées avec serviettes en tissu tout de même, cuisine ouverte sur la salle. Le cuisinier fait (aussi) le service. Pourquoi pas.

Pour tout dire, j’ai eu un peu les jetons, l’impression que j’allais perdre mon temps. Et puis la crème de petits pois et truffe. Une grande assiette creuse à la sobriété toute campagnarde, bien présentée mais sans chichi. On pige vite que si le chef ménage la forme, il s’attache avant tout au fond: l’argument est le gout. 1er coup de cuillère sur le bord (c’est chaud): bien fait, bien relevé. Un bonheur de cuisinerie gourmande qui étonnera madame la sous-préfète aussi, si elle vient. Un bonheur à 15,5/20 et accrochez-vous à la cuillère: 9€ seulement. Arrivent mes ris d’agneau et champignons en persillade, risotto au parmesan, jus court. Plat dans la lignée du fait pour manger, pas du moléculaire pinailleur qui se regarde le grain de quinoa. Bon sang: où vais-je mettre tout ça? Maitrise intégrale, joli coup de poêle, jus court noir qui me transcende la bavette. 15,5/20 encore. Et 18€ mes agneaux. J’vous jure. Dans la discussion avec l’impétrant polyvalent, j’apprends qu’on trouve parfois à l’ardoise la fameuse “quenelle lyonnaise” sortie gonflée du four: elle m’a mis la puce à l’oreille. Quoi qu’on mange ici, si on aime le raffiné canaille, on s’en met plein la carafe. Explication de texte: Maxime Moulines, la trentaine récente. Il pédale tôt en cuisine notamment dans des “bouchons lyonnais”, étudiant en filière scientifique en même temps dans la ville. Puis le Mexique, l’Australie, en cuisine toujours. Dans le village de Bormes, Philippe Cavatore de Lou Portaou entend la musique de ce cuisinier sérieux! Maxime y tiendra 7 années le tablier. 2021: Le Louis d’Or est né. Cuisine fondamentale classique, faite intégralement maison, axée sur le gout et le produit. Probablement pas assez photogénique suivant les codes actuels véhiculés par les réseaux sociaux. A chacun son métier: restaurateur/photographe pour Facebook et Instagram, ou cuisinier qui trempe le doigt pour gouter la sauce et qui fait vraiment à manger.

Maxime Moulines a choisi son camp: nous aussi! On fonce chez lui se glisser la fourchette dans le casier, et on pourrait même s’y croiser un de ces jours.

MAXIME MOULINES 
COUP DE COEUR

ACCUEIL PETITS GROUPES (20) – PETITE TERRASSE COUVERTE – FAIT MAISON
- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
1974 boulevard du Soleil (place du Pin)
83230 BORMES-LES-MIMOSAS
Tél:
Mobile:06.18.89.53.60
Réseaux Sociaux :
Accueil:
14,5/20
Service:
15/20
Qualité/prix:
16/20
Cadre:
14,5/20
Pain:
15/20
Café:2,5€ pas pris
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Maxime Moulines
Spécialités
  • en ce moment, œuf Bénédicte à la crème de truffe
  • Foie gras poêlé sur pomme snacké, jus court
  • Côte de veau à la sauge, poêlée de courge, châtaignes et topinambours
  • Douceur de loup en croute de basilic et parmesan
  • Pâté de tête aux bulots et joue de lotte juste snacké, crème de bisque de homard
  • Tourte à la joue de bœuf, champignons et carottes, sauce vin rouge
  • Quenelles
Menus
  • Ardoise: entrée dès 8€, plat dès 18€
Fermetures
  • Ouvert 7j7 (se renseigner quand même)
Plus…
  • Groupes 20
  • Petite terrasse couverte
  • A emporter
Sur place et...
A emporter
Livraison
- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2021 5/5★ ΨΨΨ½
Adresse
1974 boulevard du Soleil (place du Pin)
83230 BORMES-LES-MIMOSAS
Tél:
Mobile:06.18.89.53.60
Réseaux Sociaux :
Accueil:
14,5/20
Service:
15/20
Qualité/prix:
16/20
Cadre:
14,5/20
Pain:
15/20
Café:2,5€ pas pris
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Maxime Moulines
Spécialités
  • en ce moment, œuf Bénédicte à la crème de truffe
  • Foie gras poêlé sur pomme snacké, jus court
  • Côte de veau à la sauge, poêlée de courge, châtaignes et topinambours
  • Douceur de loup en croute de basilic et parmesan
  • Pâté de tête aux bulots et joue de lotte juste snacké, crème de bisque de homard
  • Tourte à la joue de bœuf, champignons et carottes, sauce vin rouge
  • Quenelles
Menus
  • Ardoise: entrée dès 8€, plat dès 18€
Fermetures
  • Ouvert 7j7 (se renseigner quand même)
Plus…
  • Groupes 20
  • Petite terrasse couverte
  • A emporter
Sur place et...
A emporter
Livraison

Le Louis d’Or restaurant Bormes-les-Mimosas – Echoppe planquée sous des arcades d’un bâtiment des années 70 ou 80, vous ne la débusquerez pas du 1er coup. J’y suis entré sur la pointe des pieds avec le sentiment d’un peu déranger, comme si j’entrais dans votre salle à manger. Décorum détaché du genre paillettes et salamalecs des taules matuvu qui alpaguent la mirette pour vendre des sornettes aux porteurs de fausses Rolex. Banquettes de bric et de broc, tables simplement dressées avec serviettes en tissu tout de même, cuisine ouverte sur la salle. Le cuisinier fait (aussi) le service. Pourquoi pas.

Pour tout dire, j’ai eu un peu les jetons, l’impression que j’allais perdre mon temps. Et puis la crème de petits pois et truffe. Une grande assiette creuse à la sobriété toute campagnarde, bien présentée mais sans chichi. On pige vite que si le chef ménage la forme, il s’attache avant tout au fond: l’argument est le gout. 1er coup de cuillère sur le bord (c’est chaud): bien fait, bien relevé. Un bonheur de cuisinerie gourmande qui étonnera madame la sous-préfète aussi, si elle vient. Un bonheur à 15,5/20 et accrochez-vous à la cuillère: 9€ seulement. Arrivent mes ris d’agneau et champignons en persillade, risotto au parmesan, jus court. Plat dans la lignée du fait pour manger, pas du moléculaire pinailleur qui se regarde le grain de quinoa. Bon sang: où vais-je mettre tout ça? Maitrise intégrale, joli coup de poêle, jus court noir qui me transcende la bavette. 15,5/20 encore. Et 18€ mes agneaux. J’vous jure. Dans la discussion avec l’impétrant polyvalent, j’apprends qu’on trouve parfois à l’ardoise la fameuse “quenelle lyonnaise” sortie gonflée du four: elle m’a mis la puce à l’oreille. Quoi qu’on mange ici, si on aime le raffiné canaille, on s’en met plein la carafe. Explication de texte: Maxime Moulines, la trentaine récente. Il pédale tôt en cuisine notamment dans des “bouchons lyonnais”, étudiant en filière scientifique en même temps dans la ville. Puis le Mexique, l’Australie, en cuisine toujours. Dans le village de Bormes, Philippe Cavatore de Lou Portaou entend la musique de ce cuisinier sérieux! Maxime y tiendra 7 années le tablier. 2021: Le Louis d’Or est né. Cuisine fondamentale classique, faite intégralement maison, axée sur le gout et le produit. Probablement pas assez photogénique suivant les codes actuels véhiculés par les réseaux sociaux. A chacun son métier: restaurateur/photographe pour Facebook et Instagram, ou cuisinier qui trempe le doigt pour gouter la sauce et qui fait vraiment à manger.

Maxime Moulines a choisi son camp: nous aussi! On fonce chez lui se glisser la fourchette dans le casier, et on pourrait même s’y croiser un de ces jours.

MAXIME MOULINES 
COUP DE COEUR

ACCUEIL PETITS GROUPES (20) – PETITE TERRASSE COUVERTE – FAIT MAISON