Le Jardin D’Édouard

3.5

LE JARDIN D'ÉDOUARD restaurant à BRAS - Le Bouche à OreilleDu fait maison du sol au plafond! La gardienne du temple de cette cuisine aboutie s’appelle Fathy Larhi, et avec son fils Raphaël Simoncini, ils m’ont fait le coup du changement de propriétaire lumineux! Chez ces gens, on pige vite que la passion culinaire et les valeurs humaines ne se décrètent par Arrêté Préfectoral. Ils sont comme ça, c’est leur nature. Ainsi mes biens chers frères depuis l’été 2019, le duo vous extirpe de l’épuisante urbanité en vous accueillant dans sa petite maison qui vous ouvre ses… bras! Héhé… Le menu à 26€ décliné en formules tourne sur 15j/3 semaines. La cuisine récite des idées traditionnelles au gout sûr teintées d’ailleurs délicats. Comme mon entrée « soupe de lentilles corail, citronnelle, gingembre, lait de coco ». Dernières chaleurs d’été: bingo! Je m’en suis mis jusque là! D’autant que le pain est bon! 14,5/20. Mon plat. Lui, il signe un style de cuisine, une école: « T-Bone de veau, gratin de pommes de terre boulangère, jus corsé ». Et pas un T-Bone de musaraigne! Du maousse joliment doré épais comme un parpaing! Chair rosée et souple, viande de qualité. Jus court d’école avec un brin de thym, un peu de champignons puisque commence la saison, comme ça, pour faire plaisir. Et les pommes boulangères, plus personne ne fait cette recette au restaurant.

LE JARDIN D'ÉDOUARD restaurant à BRAS - Le Bouche à Oreille Un délice qui change du prétendu « dauphinois » surchargé en crème et en fromage! Une hérésie! Bref! Mauricette qui rêve de vacances au Maroc aurait commenté: « T-Bone comme là-bas dis! » Bref! 15/20. Le bon dessert manque toutefois un peu de maîtrise, mais est intégralement maison: « tarte à la figue, pignon de pin et glace chèvre et miel ». 14/20. Cuisine de produits frais, saine et franche du collier, absence de trucage et autres poudres de perlimpinpin, sauces et jus gourmands des meilleurs. La semaine prochaine: potage Saint-Germain aux croûtons, raviolis forestiers à la sauge, hampe de bœuf marinée beurre maitre d’hôtel et polenta crémeuse, filet de truite et fondue de tomate vanillée avec blette et riz sauvage. Et toujours un plat végétarien proposé! Faut savoir que Fathy Lahri fut longtemps professeur de cuisine sur Marseille, ville qui l’a vue grandir et passer auprès de sacrés bons cuisiniers comme Dominique Frérard! Ecole « je trempe le doigt pour goûter »! Voyez? Elle a débuté à une époque où on faisait à manger dans son restaurant comme on faisait à manger pour sa famille et ses enfants: pour faire plaisir! Bref! Accueil et salle, le vingtenaire Raphaël Simoncini déroule au naturel, parfois déroutant, toujours sincère. Une table de campagne impec’ planquée entre Brignoles et Saint-Maximin. L’idée de virée vous tirera de votre marasme quotidien et vous mettra de bonne humeur. Je le sais bien, ça m’est arrivé.