Le Bistrot Des Gueules Rouges

1.5

LE BISTROT DES GUEULES ROUGES restaurant Le Thoronet – Cuisine, accueil, service: l’amateurisme règne sans partage. Dommage car la boutique est de style familial volontaire, seulement on ne devrait pas ouvrir un restaurant sans en connaitre les codes ni les obligations. Faire à manger à la maison pour les amis le dimanche est une chose, la restauration dite « commerciale » en est une autre!

On peut évidemment transposer les recettes, le boudin de papi et la daube de tati en les faisant payer au prix fort, mais faut pas se gourer. Déjà quand on entre, ya personne alors on attend poliment devant le comptoir qu’on vous accueille un de ces jours prochains. Faut dire que la patronne fait tout, cuisine et salle, au four et au moulin. Avec elle dans l’arrière-boutique, ya bien un monsieur mais il ne dit pas bonjour quand il vous voit, alors vous pensez si l’accueil n’est pas son problème. Dès que vous aurez des crampes aux mollets à force d’attendre debout, faudra donc vous approcher timidement de la porte des cuisines pour qu’on vous remarque. Ici ou là m’sieur, c’est comme vous voulez. La dame polyvalente amène les ardoises. Menu-carte à 24,5€ avec 3 entrées à 9€, 3 plats à 17€ et 3 desserts à 5,5€ ce qui fait 31,5€ si on additionne.

Bon. Si vous aimez le veau, vous allez adorer. Pour rire (vous comprendrez après), j’ai choisi « terrine de veau maison ». Deux tranches beiges glacées, avec des cubes de jambon blanc dedans. C’est fade et trop sec, faudrait du gras, on n’a jamais vu de terrine sans gras. Cornichons, salade en sachet avec vinaigrette… sans balsamique! Ouééé! Enfin une bonne nouvelle! 11/20. C’est quoi la « fricassée de veau façon à l’ancienne ». Déjà, ya du veau. Bien sûr que j’aurais pu prendre le pavé de saumon à la tomate, mais j’ai tout vu avant: du congelé sous cellophane. Bref! J’ai pas tellement vu de « fricassée » mais une blanquette. Morceaux de veau pas gras noyés dans une abondante sauce avec carottes et champignons de Paris. L’ensemble est flottard, viande froide à cœur. Point de vue assaisonnement, c’est encore moins que faiblard. J’ai vidé la salière dessus, moi qui ne sale jamais. A un moment m’dame, faudrait tremper le doigt pour goûter. Ce sont des pratiques communes en cuisine. Le riz est un mélange de trois. Il est bon. Ensemble copieux, 11/20.

« Fait maison » avec le « baba au rhum »? Le biscuit est maison. Effort louable, mais il est raté. Du plâtre. Vaut mieux sous-traiter, comme pour la mauvaise Chantilly 1er prix. 9/20 et je suis gentil. Avec 6 couverts au total, la dame est dépassée, faisant de surcroit une quantité impressionnante de voyages à vide entre la salle, ses fourneaux et la plonge. Ne chargeons plus la bête. J’ai payé, je suis sorti et dehors, étaient affichées une carte des boissons et la possibilité d’une formule à 14,90€. Nous n’avions pas été présentés.