La Table de Mamie restaurant Cavalaire – Faut être naïf comme ma pomme pour espérer trouver dans ce coin de ville dédié à la restauration à majorité touristique une table avec du sentiment. J’y ai un peu cru avec mes yeux d’enfants usés car en tapotant mon nifone à la recherche du temps perdu dans l’espoir d’une table désuète extirpée du passé, j’ai lu. L’argumentaire dit « venez découvrir une cuisine à l’ancienne avec des recettes simples de grand-mère ».

Alors moi gros naïf… Dès que j’entre, je pige, le rêve s’écroule. Dans sa cuisine ouverte devant la porte d’entrée, le cuisinier visiblement éreinté ne regarde même plus le client qui passe, ça lui évite de dire bonjour. Dedans, comme un cabanon de pêcheur avec plancher fatigué, deux accoudés qui tanguent au comptoir en causant avec la patronne, du mobilier de récup’ Henri II et des nappages aux tables. Patronne visiblement trop jeune pour être la Mamie encore que, on a fait beaucoup de progrès ces derniers temps. Une formule à 18,90€ avec choix de 3 plats, une formule moules à 19,90€. Et le reste à l’ardoise: friture de jols (10,50€), soupe de poisson à 13,50€, marmite du pêcheur 24,50€, pavé de saumon sauce vierge 15,90€… et des viandes comme escalope de poulet normande, joue de bœuf 17,90€, Saint-Marcellin rôti au four 17,90€, pieds-paquets 18,90€… Le jeu pour moi est de vite sentir si la boutique ne jacte que du folklo pour séduire le gogo, ou si les cuisines envoient du costaud. Alors je pioche la tête de veau sauce ravigote… pas tellement ravigote. Trois tranches d’une tête un peu grasse, posées sur une assiette froide. Dessus, une montagne de grosses patates cuites du jour avec peau et coupées en deux. Et une sauce bricolée avec de la mayo en pot. Avec cornichons et sans câpres. Le côté vinaigré est présent, herbes ajoutées sur l’ensemble comme s’il en pleuvait! Mais aucune dans la sauce! Pour décorer, deux feuilles de laurier plantées comme des oreilles de lapin et du chichi-panpan de poudre orange. Ça m’a tué. 11/20 et 18,90€. Café vraiment pas bon ou machine mal réglée, allez savoir. Ma table voisine de restaurateurs du coin pouffe de la mayo en pot dont ils crottent un à un leurs jols. L’entrecôte-frites froide à 24,50€ qui suit les fait moins se poiler.

Bref! Adresse frustrante de la barbote vu le sobriquet au fronton. Et même, on peut le dire, affaire strictement tiroir-caisse qui essaye de vous passer au forceps du sentiment copain-copain et l’idée passéiste du « c’était mieux avant ». Mais ça ne marche pas tellement. Peut-on en vouloir aux restaurateurs de vouloir gagner leur vie sur le littoral quand leurs loyers rognent parfois 20% du chiffre d’affaires? Je réponds oui, un peu quand même. Car le client trinque.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 2/5★ Ψ
Adresse
105 rue Saint-Pierre
83240 CAVALAIRE
Tél:04.94.06.59.92
Réseaux Sociaux :
Accueil:
14/20
Service:
13/20
Qualité/prix:
12/20
Cadre:
14/20
Pain:
15/20
Café:Giovanni Pietrini 1,5€
7/20
Thé:
Toilettes:
14,5/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
    Spécialités
    • ouvert à l'année
    Menus
    • Formules 18,90€ et 19,90€
    • Menu 27,5€
    • Enfant 9€
    • Ardoise
    Fermetures
    • Fermeture se renseigner
    Plus…
      Sur place et...
      A emporter
      Livraison
      - Table testée par Le Bouche à Oreille - 2022 2/5★ Ψ
      Adresse
      105 rue Saint-Pierre
      83240 CAVALAIRE
      Tél:04.94.06.59.92
      Réseaux Sociaux :
      Accueil:
      14/20
      Service:
      13/20
      Qualité/prix:
      12/20
      Cadre:
      14/20
      Pain:
      15/20
      Café:Giovanni Pietrini 1,5€
      7/20
      Thé:
      Toilettes:
      14,5/20
      Vin:
      Environnement:
      Aux fourneaux
        Spécialités
        • ouvert à l'année
        Menus
        • Formules 18,90€ et 19,90€
        • Menu 27,5€
        • Enfant 9€
        • Ardoise
        Fermetures
        • Fermeture se renseigner
        Plus…
          Sur place et...
          A emporter
          Livraison

          La Table de Mamie restaurant Cavalaire – Faut être naïf comme ma pomme pour espérer trouver dans ce coin de ville dédié à la restauration à majorité touristique une table avec du sentiment. J’y ai un peu cru avec mes yeux d’enfants usés car en tapotant mon nifone à la recherche du temps perdu dans l’espoir d’une table désuète extirpée du passé, j’ai lu. L’argumentaire dit « venez découvrir une cuisine à l’ancienne avec des recettes simples de grand-mère ».

          Alors moi gros naïf… Dès que j’entre, je pige, le rêve s’écroule. Dans sa cuisine ouverte devant la porte d’entrée, le cuisinier visiblement éreinté ne regarde même plus le client qui passe, ça lui évite de dire bonjour. Dedans, comme un cabanon de pêcheur avec plancher fatigué, deux accoudés qui tanguent au comptoir en causant avec la patronne, du mobilier de récup’ Henri II et des nappages aux tables. Patronne visiblement trop jeune pour être la Mamie encore que, on a fait beaucoup de progrès ces derniers temps. Une formule à 18,90€ avec choix de 3 plats, une formule moules à 19,90€. Et le reste à l’ardoise: friture de jols (10,50€), soupe de poisson à 13,50€, marmite du pêcheur 24,50€, pavé de saumon sauce vierge 15,90€… et des viandes comme escalope de poulet normande, joue de bœuf 17,90€, Saint-Marcellin rôti au four 17,90€, pieds-paquets 18,90€… Le jeu pour moi est de vite sentir si la boutique ne jacte que du folklo pour séduire le gogo, ou si les cuisines envoient du costaud. Alors je pioche la tête de veau sauce ravigote… pas tellement ravigote. Trois tranches d’une tête un peu grasse, posées sur une assiette froide. Dessus, une montagne de grosses patates cuites du jour avec peau et coupées en deux. Et une sauce bricolée avec de la mayo en pot. Avec cornichons et sans câpres. Le côté vinaigré est présent, herbes ajoutées sur l’ensemble comme s’il en pleuvait! Mais aucune dans la sauce! Pour décorer, deux feuilles de laurier plantées comme des oreilles de lapin et du chichi-panpan de poudre orange. Ça m’a tué. 11/20 et 18,90€. Café vraiment pas bon ou machine mal réglée, allez savoir. Ma table voisine de restaurateurs du coin pouffe de la mayo en pot dont ils crottent un à un leurs jols. L’entrecôte-frites froide à 24,50€ qui suit les fait moins se poiler.

          Bref! Adresse frustrante de la barbote vu le sobriquet au fronton. Et même, on peut le dire, affaire strictement tiroir-caisse qui essaye de vous passer au forceps du sentiment copain-copain et l’idée passéiste du « c’était mieux avant ». Mais ça ne marche pas tellement. Peut-on en vouloir aux restaurateurs de vouloir gagner leur vie sur le littoral quand leurs loyers rognent parfois 20% du chiffre d’affaires? Je réponds oui, un peu quand même. Car le client trinque.