La Table de Beaurecueil restaurant Beaurecueil – Banlieue aixoise. Banlieue huppée, je veux dire. Comme recroquevillée, repliée sur elle-même, 500/600 âmes. On se planque, Cézanne peint, nous on s’éteint. Joli village si vous aimez les vieilles pierres et la (pré)histoire: ils vont souvent ensemble. Bref! Le grand bâtiment où loge le restaurant est une ferme, joliment retapée par le Conseil Général. Bénéficiaire du lieu depuis une douzaine d’années, la famille Bergès. Oui, c’est ça: Le Relais Sainte-Victoire de René Bergès, vous vous souvenez? Sa fille et son gendre Ronan Duffait aux fourneaux tiennent la belle boutique, à la fois classieuse et contemporaine, cuisine ouverte. Vu la tronche du chef, faudrait la fermer cette cuisine, la murer. Pas de bonjour, pas de risette, forcément aucun “au revoir”, comme dans une confirmation de détachement intégral de sa mission de patron. Voit-il au moins ses clients? M’a-t’il vu? M’en veut-il? En veut-il au monde entier? Le client: ce parasite dont j’aimerais me passer. Si seulement. Enfin bon.

Heureusement que madame en salle est parfaite, d’un bel entrain. Elle l’adore son boulot, elle le respire. Même si elle est secondée par un serveur volontaire un peu décalé du standing de la maison. Et de ses tarifs. Ouch. Point de vue propositions, c’est court et fainéant! 2 entrées et 2 plats à la carte. Et vu l’AOC de la maison, je suis surpris de l’absence de viande d’agneau! Va choisir: menu à 55€ (paf) ou 68€ (boing)! Le choix est rapide! En semaine, le menu à 33€ (vlan) se décline en formule à 25€. Pas d’alternative. Alors je sais bien qu’on va me dire “ouin mais tous les produits sont frais et les plats sont faits maison gnagnagna”. Manquerait plus que ça. La crème de potimarron est sobre, paysanne et crémeuse, trois croutons dessus comme une soupe de poisson. Vas-y Dédé, tape toi la cloche: 14/20. Le sauté de bœuf. Viande tendre trop peu grasse essorée de son goût parti dans le jus de macération. C’est pratique: comme une daube, ça se réchauffe à la demande et tu fabriques pour une semaine en stockant au frigo. J’ai rien contre, mais pas à ce niveau de tarification. D’autant que le gratin beaurecueïn (de Beaurecueil) ne casse pas trois pattes à une patate: comme un dauphinois mais avec du fromage fondu et de l’ail, trop. C’est le problème des gratins faits trop à l’avance: la macération de l’ail. Mais faut pas gâcher, alors on fourgue. 12/20. Le chef semble préférer les desserts. Et puis dans le menu, c’est le seul rayon avec du choix! Soufflé citron? Pour moi, un tout chocolat qui joue les fantômes de l’opéra! Base craquelin doué, 3 couches de chocolats servies avec une glace chocolat noir faite ici, très maitrisée. Le délicat parallélépipède transpire du chapeau mais j’ai quand même pris mon 1erplaisir franc du repas! 15,5/20. Café vendu 3€ avec un vase de meringues, c’est rigolo.

Boutique endormie, comme blasée. La tarification est d’une autre époque, celle où le client voulait (ou pouvait) payer les rideaux et la déco. De ce point de vue, complètement à la ramasse. Grosse déception. Je dis ça à toute faim utile.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2020 1.5/5★ ΨΨ
Adresse
La Ferme 66 allée des Mûriers
13100 BEAURECUEIL
Tél:04.42.66.94.98
Site : www.latabledebeaurecueil.com
Réseaux Sociaux :
Accueil:
16/20
Service:
14/20
Qualité/prix:
11/20
Cadre:
16/20
Pain:
13/20
Café:3€
15/2
Thé:
Toilettes:
15/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Ronan Duffait
Spécialités
  • joli et trop cher
Menus
  • Formule 25€ et menu 33€ du mardi au vendredi inclus sauf jours fériés
  • Formule 35€
  • Menus 55€ et 68€
  • Enfant moins de 4 ans gratuit
  • Enfant 15€ (moins de 12 ans)
Fermetures
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    • Patio-terrasse
    • Salle de séminaire
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