La Case à Palabres

3.5

J’y suis entré vers 14h, la patronne devisait assise à une table avec des relations exclusivement féminines.

J’ai eu droit aux sourires de chacune malgré ma dégaine de Quasimodo des bistrots. Entrez, je vous en prie, installez-vous et on va s’occuper de vous. Que ça fait plaisir! En échange de ne pas me laisser mourir de faim sur le trottoir, la patronne est plutôt directive dans le choix de plats vu l’heure avancée. Je comprends.

Dommage, car me passe sous le pif des plats de l’ardoise comme la soupe de pois cassé et saucisse de Toulouse, le millefeuille de polenta et asperges, l’andouillette de Titou qui restera un mystère… ça sera la « tarte salée du jour », une tarte aux légumes servie avec beaucoup de salade verte avec des graines dessus, allumettes de betteraves rouges et chou chinois, barbouillage particulièrement inutile de balsamique et enfin cette tarte épaisse comme une tourte, généreuse et légumière: courgette, patate, navet… 13/20 et 11,50€.

L’approche de la cuisine est familiale et transpire le fait-maison! Il aura fait le succès de la maison reprise par de nouvelles mains voilà une année! Concentrée sur la discussion entre copines, la serveuse a oublié le pain et l’eau. Trinquil, comme à la maison, coule. Un esprit anti-stress flotte sur la boutique, sauf le cuisinier qui mouline sec. Commerce équitable, échanges culturels, lieu de débat… Des bouquins, des recoins, une jolie salle planquée derrière, de belles lumières, des photos, des tableaux. Selon mon constat effectué ce jour, le seul piège qu’on trouve dans cette « case à palabres », c’est le robinet des toilettes qui se ferme à l’envers… ça tombe bien puisqu’en ce moment, c’est la saison de l’asperge!