Key West

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2020 2.5/5★ Ψ½
2.5

KEY WEST restaurant La Crau – La boutique sur parking dédiée à l’avalanche de tickets-resto des repas de midi entre collègues ne propose plus de plat du jour à 12h30. Un vieux truc de restaurateur.

C’est dommage car l’ambiance chalet façon ranch (ou l’inverse) incite à prendre ses aises en étendant ses jambes sous la tables pour lire le journal. Chaises d’école, éclairage chaud, planches aux murs, carte des plats dans une BD cartonnée: un concept sympathique, Dominique. Mais pas la serveuse blonde qui se cantonne à la récitation d’une gestuelle mécanique bien peu aimable. Enfin bon. Une ardoise de suggestions du jour teintée de reflet des iles. A la carte les salades tournent autour des 15€, les 5 viandes de 15,5€ (tartare thaï) à 19,9€ (souris d’agneau) 3 poissons de 15,9€ à 17,9€. Tiens? Rare: « Langue de chat de bœuf ». Un morceau tendre (cœur du rumsteck) pas fréquent au restaurant: 200 grammes par bête! Un « morceau du boucher » comme l’araignée ou la pièce noire.

Bref! Proposée ici « poêlée au beurre, crème de gorgonzola, pommes de terre grenaille rôties au thym et salade croquante ». La viande est saignante comme demandée, tendre mais c’est affolant comme elle pisse le sang. Sauce servie à part, ce qui lui évite de se répandre sur la salade d’autant qu’elle a déjà fort à faire avec le sang. Pour patate grenaille, des patates d’un diamètre supérieur, coupées et frites. Rôties au thym (selon l’intitulé) ou pas, on ne sent rien. 13/20 pour l’idée qui mériterait d’être mieux aboutie. 17,90€ pour le tarif. Sur l’ardoise les trois desserts basiques sont à 7€ tandis qu’à la carte, ils ne dépassent pas les 6,9€. Sur la fin, la patronne arrive et rejoint ainsi son mari qui mène la danse, entre bar pour faire les cafés, consignes dictées aux cuisines et service pour aider sa serveuse.

Une petite boutique animée, visiblement à succès. Mérité vu que le genre « restaurant du midi » est généralement parasité par des escrocs de la gamelle qui vendent à prix d’or des plats non faits sur place. Ici, les produits semblent cuisinés sur place, mais faudrait aller plus loin dans mes investigations pour le prouver. Envie de bien faire décelée en cuisine. La salle devrait suivre l’exemple et quand on a autant de succès, il est malvenu de sous-estimer la quantité de plats du jour proposée. La méthode est usée jusqu’à la corde.