Jana restaurant Saint-Rémy-de-Provence – Si l’on s’en tient à un strict et factuel rapport de ce que nous avons mangé: pas la mauvaise affaire! Surtout dans cette ville affolante de cynisme culinaire. Pour situer, les actuels proprios tiennent depuis une paire d’années l’ex-restaurant La Forge sis dans les murs pas nés d’hier de l’ancien couvent des Trinitaires et ses vieilles pierres mes frères. La promesse d’un cadre original compartimenté au frais l’été, désormais agrémenté de couleurs vives témoins de voyages teintés d’exotisme qui réconforteront lors des repas hivernaux. Jana est sous-titrée “la cuisine du voyage”, je ne raconte pas n’importe quoi, voyez-vous. Bon. La carte (pas de menu) dure un mois et ferait chaque fois une étape façon tour du monde des recettes. En ce moment, c’est Hawaï. Avec Mauricette qui rêve de se faire servir sur la plage un cocktail par un surfeur bodybuildé de Waikiki tout petit, on a vite vu que ça ne tournait pas tellement rond dans l’organisation générale en salle. J’aimerais me tromper en supposant de nouveaux aubergistes improvisés pas tellement du métier, qui en avaient marre de leurs vies et puis comme on recevait beaucoup de monde à la maison et que ma femme cuisine vraiment très bien on s’est dit qu’on allait ouvrir un restaurant à Saint-Rémy. Point de vue péripéties: pas de pain, pas de serviettes pour s’essuyer la moustache, pas de bougies allumées alors qu’elles sont disponibles sur chaque table. Réponses à chaque fois: “fallait demander!”. Comme s’il fallait demander du pain et une serviette. Enfin bon. Alors Mauricette dégaine un chalumeau de soudeur de son sac à main pour allumer notre bougie. Elle a toujours un chalumeau sur elle au cas où un étranger lui offre des fleurs en lui demandant du feu. Bref! Contexte dilettante pour ne pas dire franchement amateur. Fallait quand même manger, et si c’est un peu fébrile voire laborieux, le travail est sincère et les produits ne sont pas communs chez les restaurateurs dit “professionnels”, de qualité. Deux entrées, trois plats et deux desserts. “Bouchées de taro wu gok farcies crevette/porc/champignon parfumé aux deux sauces“. Très peu pratiques d’accès, 3 grosses boulettes frites qui se désagrègent quand on tente de les alpaguer. La farce tient la route, les sauces font le boulot. 6,5€ pour 14/20. Mauricette est enchantée par “Huli-Huli poulet fermier label rouge mariné, patates douces au 3 couleurs au four et feuilles de patates douces“. Peut-être cuisiné par un surfeur de Waikiki tout petit? Servi sur une planche en bois d’olivier. Le côté légume surprend, elle aime ça. Poulet de qualité (bravo) comme laqué. 17€ et 14,5/20. Mon “ahi poke thon cru et mariné radis, algue wakamé, fruit, tomate, graines de sésame, riz, sauce cébette et gingembre” est surfacturé à 20€. En plus, il ne casse pas 3 pattes à un surfeur de Waikiki tout petit. Les produits s’entassent, sans relief, thon sans aucun goût, radis, chou, petites tomate, le sésame convenu… 13/20. Bonne idée pour l’accroc de la découverte à tout prix, d’autant que les sympathiques tauliers font causette à la caisse. Ambitieux, mais trop de détails gênants cisaillent tout fantasme d’exotisme attendu.

- Table testée par Le Bouche à Oreille - 2020 2.5/5★ ΨΨ
Adresse
5 avenue de la Libération
13210 SAINT-RÉMY-DE-PROVENCE
Tél:04.90.92.85.32
Site : jana-la-cuisine-du-voyage.eatbu.com/
Réseaux Sociaux :
Accueil:
11/20. Service . Rapport qualité prix . Cadre . . Café . Toilettes .
Service:
13/20
Qualité/prix:
13/20
Cadre:
15/20
Pain:
Pas de pain
Café:2,5€ pas pris
Thé:
Toilettes:
16/20
Vin:
Environnement:
Aux fourneaux
  • Chef : Jeanine Nganga
Spécialités
  • un voyage tous les mois!
Menus
  • Carte mensuelle
  • A emporter
  • Terrasse trottoir
Fermetures
  • Fermé dimanche et lundi
Plus…
    Sur place et...
    A emporter
    Livraison