Indian Palace

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Since décembre 2018.

Sûr que le quartier n’est guère propice aux embardées romantiques: boulevard de Saint-Marcel, de Saint-Loup à la Penne-sur-Huveaune. C’est la raison pour laquelle la direction devrait redoubler d’efforts en se concentrant notamment sur le nettoyage des abords négligés, un véritable parking à immondices. J’ai les photos, c’est considérable de saleté. La terrasse attenante est elle aussi, dans « un état proche de l’Ohio » comme le roucoulait Isabelle Adjani. Sauf qu’il s’agit d’une ambassade de la cuisine Pakistanaise, ou indienne, cochez la case qui vous convient, demandez aux anglais où se situe la frontière. Bref! Dans un cadre qui ne trompe pas ses origines, nous avons eu avec Mauricette l’aventure de découvrir une cuisine presque convenable. Aux tarifs indexés sur la plupart des confrères du genre nombreux sur la ville.

Au début du repas, la serveuse amène les fameuses sauces, habituellement au nombre de trois. Il en manque une, la rouge fruitée. Un client voisin la réclame et l’obtient. Nous, on n’a pas osé. Enfin bon. La dame au chapeau vert s’embarque sur le « thali viandes ». Parce que c’est vous et que vous faites l’effort de lire « le Bouche à Oreille », je liste les plats en français. Riz nature parfumé au safran et au cumin, caviar d’aubergines à la crème et au fromage, épinards à la crème et au fromage, poulet au curry, agneau au curry, beignets de poulet, et le fameux pain naan fourré au fromage pas assez cuit. Tout se mange avec plus ou moins de bonheur: pas de safran dans le riz, agneau dur comme la pierre. 13/20 pour 13€ et servi uniquement le midi en semaine. Mon menu à 19,50€ n’est pas satisfaisant. L’entrée annoncée est un assortiment! Toujours en français rien que pour vous! Annoncés: feuille de brick maison aux légumes et aux aromates, beignets de légumes, beignets de poulet, brochette de poulet parfumée aux épices et grillée au tandoori. Quatre bricoles dont je me délectais par avance.

Pas de pot Claudio, elles ne sont que deux: le poulet tandoori qui démontre une non-maitrise du fameux four (pas assez chaud), et la feuille de brick légumes-aromates. Si j’osais: un étouffe-chrétien. 7/20. Mon plat et le « bœuf korma »: bœuf à la crème et aux raison secs, aux amandes effilées et aux noix de cajou. Deux raisins secs et deux noix de cajou dans la gamelle. Un comptable qui gratte aux manettes. Une viande aussi dure que l’agneau de Mauricette, traumatisée. Je parle de la viande. Mauricette en a vécu d’autres. Je reconnais quelques vertus à la sauce, plus tonique que de coutume, plus épicée. 11/20. Pas de miracle pour nos desserts, une « salade de fruits » en conserve sous une marée de coulis de mangue sucré comme mille loukoums diabétiques. 8/20. Et un sorbet qui fait comme il peut, 12/20. En sortant de « Indian Palace », le plus compliqué est de rejoindre son véhicule dans se prendre les pieds dans les déchets de MacDo et les bouteilles en plastique abandonnées ici par des non-éduqués qui pratiquent l’incivilité comme d’autres font de la poésie. Minant.