Bistrot Régent

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Oui, je sais: une enseigne de restauration déclinée sur le territoire national, une franchise.

Devant, un panneau sur lequel tombe forcément le chaland potentiel errant l’appétit morne dans ce fameux « Carré Thiars »: l’homme d’affaire polymorphe Philippe Etchebest affiche son minois souriant et « recommande » la maison. C’est combien? Enfin bon. On comprend vite que le truc imparable dans cette restauration de franchise où le personnel « coûte trop cher », c’est l’optimisation dans la simplification: service et cuisine. Une seule sauce, une huitaine de produits en cuisine: saumon, magret, bœuf (2 références), frites, sauce Charmélcia, salade verte. Point barre. L’argument « une cuisine à base de produits frais » est donc annoncé, Amédée. Service façon « autant en apporte le néant », serveur amorphe. Je reconnais qu’il fait vraiment chaud et que même si peu de clients déjeunent, c’est du sport. Y compris de manger. Absence intégrale d’entrain dans l’estanco! Ça vous fait grommeler dru sur la notion d’accueil. Et puis les vitres sont sales comme après une bataille de frites! C’est dingue! C’est le 1er truc que le client remarque! Ya pas pire comme symptôme d’absence de rigueur dans une boutique! Bon allez: à taaable!

Décoration intérieure d’hôtel Ibis, serviette et set en papier avec le menu écrit dessus. Et du simple à proposer avec l’unique possibilité de la formule à 13,90€… mais avec 5 plats possibles: grillés et/ou avec sauce. J’ai visé « pièce de bœuf grillée », origine France ou Européenne, la direction ne se mouille pas: ça dépend du boucher qui répond à l’appel d’offre national. Du cœur de rumsteck. La viande baigne dans une sauce verdâtre un peu curieuse et impec pour péter le compteur à triglycérides! Elle est plutôt bonne, beurre, herbes, condiments et épices, ne me demandez pas lesquels, j’en sais rien. Elle me fait penser à la sauce du restaurant « l’entrecôte » qui sévissait non loin.

La viande est tendre, saignante comme demandée. Frites allumettes à part proposées à volonté, bien colorées mais surchargées en gras. La salade verte est une laitue, pas du sachet. Pain individuel pas cuit, mou comme du mauvais pain de grande surface. Vu la surcharge en lipides du bazar qui vous sature rapidos les injecteurs, j’ai sifflé la fin du match: pas de dessert, non merci, ni-même le camembert Lepetit, merci, je vous en prie. Pas de café non plus. J’ai bien senti que mes déclinaisons successives arrangeaient le personnel du service pressé de partir. Quand on peut faire plaisir. C’est qu’il fait chaud, vous comprenez.