Qu'elle est belle cette maison d'hôte! Nichée au pied du charmant village de Fox-Amphoux, elle propose à qui veut une restauration sur réservation. Difficile de ne pas tomber sous le charme du lieu entouré d'oliviers et l'intérieur est décoré avec beaucoup de goût, bois, terre cuite, pierres apparentes: bienvenue à la campagne! L'accueil est tout aussi sympathique que le contexte. L'unique menu est annoncé à 28 € sur leur site au moment du test (modifié depuis). 28 €, ce n'est pas rien. In situ, on apprend qu'il est à 35 € sans le vin, et à 38 € avec le vin. Bigre! Première surprise avec Mauricette! On sirotera un succulent vin du château de la Curnière au prix doux de 22 € le flacon, histoire d'oublier le croche-pied tarifaire du menu. Assiettes? Débuts avec "un tartare de chou-fleur aux truffes". Pas grand chose à dire, juste du chou-fleur avec des copeaux de truffe sur le museau. Peu d'intérêt puisque 11/20. Pas brillant non plus le "velouté de lentilles, toasts de fois gras de volaille au diamant noir". Tellement farineux que ça vous prends la bouche comme si vous aviez embrassé un meunier. Très peu d'intérêt là encore, 9/20. Joli nom de plat qui met en appétit que "confit de jarret au miel et vinaigre balsamique". Il s'avère écœurant car trop miellé. De plus, la prédominance défoliante du vinaigre gomme toutes les saveurs. Pas fini: 8/20. Arrive le "camembert chaud aux truffes". Avec Mauricette on a bien rigolé du cérémonial du mari de Fanette, au service. Un peu comme un chef de secte, il nous demandera de disposer sur notre table un toast de pain, puis nous servira dessus le camembert dans un silence religieux. Amen. On a bien ri une fois que le grand manitou fut parti. Forcément, trop de décalage entre la décontraction liée à l'esprit table d'hôtes et le pesant protocole. Le dessert sera à l'image du repas, un peu à côté de la plaque. Avec un "croustillant au chocolat coulis mandarine". Ni plus ni moins qu'une mousse au chocolat froide avec une tuile sur le museau, 11/20. On sortira du repas presque mal à l'aise car d'évidence la direction semble vouloir faire les choses au mieux en travaillant des produits frais "comme à la maison". M'enfin, tant de décalage entre tarifs et réalisations dans l'assiette est quand même très déconcertant. |