 Ce qui est bien avec ce type d'endroit esquivant les étoiles et les médailles, c'est qu'ils prospèrent sans égo mal placé ni orgueil. Quand après le repas Jean-Luc Arvin nous demande si "ça vous a plu?", on sait qu'il porte un véritable intérêt à notre personne, qu'il ne cherche pas à se voir plus beau dans la glace: il veut vraiment savoir ce qu'il en est. Car figurez-vous qu'il tient à vous voir revenir! Les fondamentaux du commerce et de la restauration sont ainsi mis à plat. Caché derrière, un bon cuisinier qu'on sait fin saucier quand ça lui prend et le reste du temps. Une salle festive et colorée, un accueil "comptoir" peu avare de sourires. Mauricette, celle qui ressemble un peu à une dame de carreau mais en plus obèse, s'est offert le repas coquet pour trois sous. Façon de parler. C'est 13,50 € le menu complet du midi avec choix. Et elle ne s'est rien offert: c'est moi qui paie! Pas elle! Elle s'entiche d'un "carpaccio Paraguay" mariné aux épices et oignons, une sorte de plat de cow-boy qu'apprécie la Calamity Jane des fourneaux! Elle dégaine son 14/20! Le repas pouvait tourner au "western-spaghetti" mais ce furent des "tortellini aux 4 fromages sauce lorraine" qu'elle trouva dans son assiette.  C'est vraiment bien cuisiné, crème fraîche, lardons... Elle s'en mettra jusque là! 14,5/20! De mon côté, je tenais absolument à déguster une viande. C'est que sur la pointe des pieds, Jean-Luc Arvin glisse sa table parmi les spécialistes en viande de bœuf: tartare, carpaccio XXL, burger (énorme, vu sur une table voisine), entrecôte et côte de bœuf suivant la saison. Alors je me décide pour un "tournedos de bœuf" bardé, courte sauce adroite. Equipé en série d'un gratin dauphinois à faire goûter à tous les enfants ne jurant que par la sacro-sainte frite! 14,5/20. Le tiramisu banane Nutella nous avait séduit l'an passé. Le "tiramisu chocolat-coco" n'est pas mal non plus mais ne détrône pas son chouchou. 14,5/20 quand même. Spacieuse, la maison autorise banquets, mariages, anniversaires... Mais au fait? Savez-vous où sont "Les Chênes"? Dans la forêt oui d'accord mais encore? A La Valette! Mais côté verdure! Pas côté urbanisé à gogo! Derrière le Faron, direction le Revest! Les Favières que ça s'appelle! Une sorte de bistrot mi-urbain et mi-campagnard appliqué avec parking, bar joyeux, cuisinier pas manchot et plein de clients contents! Voilà qui prêche pour un bon moment! |