A Fréjus, plusieurs options: le mignon village, le bunker Port-Fréjus, la zone industrielle. Eventuellement les axes qui relient, comme le boulevard qui longe la mer pour filer vers Saint-Raphaël. C'est là qu'avec Mauricette, on fera halte. Malgré une devanture peu avenante. Ça ressemble à une sorte de resto vite-fait pour VRP esseulé, pour pressés de l'assiette et autres affolés du chrono. Tout cette fine analyse reste du domaine du sentiment personnel et le décorum ne fait pas toujours la cuisine. Or ce qui nous intéresse au BAO, c'est l'assiette. Ah bon? Vous saviez pas? Pas mal d'efforts à faire pour distinguer une jeune femme, au fond, dans l'obscure salle. Elle est heureusement aimable. Comme pour nous faire plaisir, elle nous installe sur une minuscule terrasse, franchement tristounette. Chaises et tables en plastique, serviettes en papier: loin d'être le contexte idéal pour demander en mariage Mauricette. Ça tombe bien. Ni l'endroit pour la mettre de bonne humeur en lui demandant de se refaire le nez! Bref! Nous choisissons la formule à 12,50 € vantée sur l'ardoise, dont le détail nous sera annoncé oralement. Une "salade, emmental, jambon, tomate". Rien de bien original, une vinaigrette de série toute prête, mais une salade qui tient debout certes, fraîche, mais sans intérêt, disons 10/20 pour ne pas faire les difficiles. Suit une "côte de porc" accompagnée de frites. Un cruel manque de goût doublé d'une cuisson excessive. De quoi laisser sur le carreau le peu de dents qu'il me reste. On mâchouille, on mâchouille... Comme pour compenser les carences culinaires la quantité ne manque pas. Totalement inintéressant et 8/20. Fatigués par tant de médiocrité, nous faisons l'impasse comme un seul homme sur le dessert qui devait être une "crêpe au chocolat" et demandons l'addition à la sympathique serveuse. Rien de scandaleux dans l'addition! Mais à croire que "prix bas" signifie "manque de goût" et "absence de soin". Nous connaissons des cuisiniers qui se débrouillent fort bien avec les moyens du bord qui sont les leurs! Faut de la bonne volonté dans son sacerdoce! Les pages du BàO sont copieuses en petites tables "pas chères". Mais la restauration en série dégommeuse d'envie d'aller au restaurant: non merci! |