A l'accueil, le monsieur est trop vif, sans doute excité par le succès de sa petite boutique. Il vous considère à peine, vous oriente illico là où il veut sauf que là, je voulais pas. Comme je suis seul, faut pas que je gaspille une table normale alors il tente de me caser sur un tabouret comme au bar. Niet radical. A mon âge, la colonne vertébrale est dans le même état que le reste, et puis c'est une question de principe. Je prends donc une table normale, au grand dam du dab. Qui trouve quand même le moyen d'avoir le dernier mot en me glissant finement "bon ben on fait comme ça mais si j'ai du monde, on verra". Il n'y eut pas "de monde". Les tarifs sont un peu supérieurs à la moyenne du quartier, ce qui est plutôt bon signe, mais faut que ça suive dans la gamelle. On n'est un peu loin du compte avec le "steak d'espadon poêlé à l'huile vierge, riz". Darne trop cuite, décevante, ça ne donne pas envie d'en prendre la prochaine fois et contribue ainsi à la protection de l'espèce. Faut voir le bon côté. Jolie assiette tape à l'œil, voilà tout. 12 € et 10/20. C'est la "panacotta caramel" qui sauve le bilan, classique, rondouillarde à 14,5/20 et 4,5 €. Le café vaut 1,5 € et est bien. Le chef est seul dans son couloir de cuisine, s'agite dans tous les sens, danse presque. Bref: repas évacué en 20 minutes, même pas le temps d'ouvrir le journal. Et puis faut se lever pour aller payer sinon ça fait perdre du temps au service. On appelle ça de l'optimisation au détriment du client. |