Le meilleur est de très loin la pétillante serveuse brune. Elle distille sans compter sourires et petits mots à une clientèle variée autant qu'hétéroclite ce qui veut dire à peu près la même chose, mais j'avais envie. Avec une personne aussi avenante en salle, la maison obtient une remarquable "note de service" selon nos critères. Avec Mauricette, on a beau jouer les pressés (on a un rendez-vous etc) pour tâter ses limites face au client pénible, la belle garde le cap sur risette, un modèle, une employée-modèle. Beaucoup moins de rigueur dans l'assiette. D'abord: c'est cher. Le menu à 25 € n'a vraiment rien d'excitant. Avoir des prix corrects à proximité de la grande bleue devient rare. C'est quoi "corrects"? ça veut rien dire! C'est le rapport qualité prix qui compte! C'est lui qui fait qu'on se souvient en bien ou en mal d'un moment de table. Par exemple, les "malfadines sauce roquefort" de Mauricette sont sans intérêt. Ce sont des pâtes, pour ceux qui l'ignoreraient. Elles arrivent tièdes, sauce banale. 12/20. Et 10 €. Pour 16 €, j'espérais infiniment mieux de mon "magret de canard". Prédécoupé mais carbonisé, pas de chair souple et rosée sous le gras, sec comme un coup de trique. Trois garnitures, une ratatouille froide, des frites allumettes chaudes et pas huileuses, des haricots verts en boite froid. La saison n'a pas commencée que l'abattage est de rigueur. A ce tarif, on est en droit d'exiger un minimum de sérieux. 10/20. On en restera là, pas envie de dessert, juste envie de partir. Un côté bar, un côté resto. Le tout sur le port, face aux bateaux qui ne sont pas les seuls à tanguer: la cuisine aussi qui manque totalement de rigueur. |