En quelques années ou moins, les inconditionnels du "Rovenain" en rang serrés se sont créés en association pour chaque jour que Christiane Tortajada fait, garnir la petite salle du fond, là après le bar. Tout ça pour dire que c'est souvent complet du sol au plafond, façon de parler. Les futurs amateurs sont avertis. Et un amateur averti en vaut deux. Et pour peux qu'il mange comme quatre, faut une calculette. Bref! Qu'est-ce qui fait qu'au "Rovenain" on s'y bouscule le coude les midis de semaine? Réponse: on en sort de bonne humeur, la cuisine est bonne et variée, les tarifs sont doux et en plus, y en à qu'un seul! De tarif! 11 €! Menu complet avec choix et ¼ de vin! Christiane en grande prêtresse des fourneaux, le discret Dédé son mari au bar et Stéphane le fils, au service. Ce beau monde mène chaque jour une bataille contre l'inertie et la morosité ambiante! Ils ne font pas de grand discours dans le journal, mais ils agissent! Allez hop! A table! Entrée. Compliqué...  Pied de porc vinaigrette? Quiche au saumon fumé? Samoussa au chèvre? Caviar de courgettes au parmesan... mon voisin se régale avec ça! Je file sur une "soupe de moules" copieuse et fameuse comme si on habitait dans la Meuse! Ah mes enfants! Ça pourrait bien faire un plat de résistance et je n'en offre aucune à autant de générosité! La sauce est démoniaque! 15/20! La marée est décidément trop belle! "Pot au feu de la mer" encore plus copieux que mon entrée! J'ai tapé dedans sans retenue. Mais sans aller jusqu'au bout, je voudrais bien vous y voir! 14/20. Une armée de desserts, tous ne sont pas maison. Le "gâteau Mamie" l'est, inspiré d'un tiramisu à l'horizontale et concocté avec des petits Lu si j'ai bien vu et goutu. 14/20. Une virée économico-bistrotière à deux pas de Marseille et à mille lieux du commun. Si vous avez encore votre calculette, l'affaire revient infiniment moins cher que les banalités snackeuses et pizzaillolesques avalées sur le pouce! Qu'on se le dise! |