Sushi' Liv

2.5

Un sushi original à plus d’un titre!

Par contre la direction en salle, elle pourrait vendre des extincteurs ou des pneus, ça serait pareil. En plus, limite si on ne la gonfle pas avec nos questions, cette direction. C’est vrai quoi. Faudrait prendre ce qu’on te donne à bouffer sans chercher à comprendre, si vous venez manger des sushis chez nous c’est que vous connaissez les suffit alors ça sushi maintenant! Allez hop! Heureusement que le fiston en cuisine assure le fond de jeu pour arrondir les angles du travail de son père qui traine une dégaine de blasé au service! Bref! Alors du coup? On mange quoi? Alors comme on gonflait le taulier, on a visé le « plateau découverte » et ses 42 pièces. 45,90€ l’histoire. On commence par le meilleur: le riz est bien, du jour. Pour nous, son travail est le plus important. Il est ici peu vinaigré et plus sucré que de coutume. Le reste!

Les sushis ont tous un truc sur le chapeau: thon/spicy, saumon/fromage, dorade/pesto. 14/20… sauf le sushi omelette complètement nul, comme un tube d’œuf carré coupé en tranchette. L’impression curieuse que l’œuf soutient le riz dessous: 6/20. Au rayon maki: thon cuit/mayo, saumon/fromage/ciboulette. Thon en boite/mayo, riz nacré mais la feuille de nori est cabossée, traduisant un manque de régularité dans l’acte. Pas mal, 13/20. Les sashimis font ce qu’ils peuvent: les 3 lamelles de thon et le saumon (trop gras) de Norvège sont… snackés! On ne me l’avait jamais fait! Je m’en serais passé! 11/20. Où l’on comprend vite que l’objet de la maison n’est pas de faire du sushi académique selon les codes sérieux du genre, c’est avec les créations. Elles sont rigolotes avec les 8 pièces Spicy et les 8 pièces wakame: comme de gros california-roll… recouverts de sauce macdonaldesques et d’oignons crispy! Les codes alimentaires de la bouffe de franchises pour une jeunesse qui en veut pour son argent… en volume! Le tutoiement écrit « crée ton california avec 2 ou 3 ingrédients au choix » confirmant l’angle de travail de la maison.

Dedans, un fourre-tout avocat/fromage/surimi… et pour l’autre je sais plus, sinon qu’ils sont recouvert d’algue wakamé! Mauricette s’en est mis plein la moustache! Et le chapeau vert! Et les bagues vu qu’on boulotte avec nos doigts! Pour le strict plaisir hors des codes japonais: 15/20! Bon. Les toilettes sont à l’étage et faut pas dépasser les 1,6m pour pisser droit. Au moment de payer, c’est un peu compliqué d’avoir un ticket et la calculette se trompe sur le montant de la TVA gribouillée. Mais on s’est rempli la panse et de plus, le jeune du métier est sympa comme tout, pas du genre à se prendre pour un cow-boy de l’empire du « Soleil Levant » ni pour Bocuse. Bref, amicale ambiance finale: son père était parti.