Sushi City's

0.5

Dans cette interminable zone de commerces en file indienne de chaque côté de la Nationale 7, il n’est pas compliqué d’être au-dessus des autres restaurants.

Suffit d’être au 1er étage, comme lui. Le patron n’y fait pas deux choses à la fois. Encaisser un client et dire bonjour à celui qui entre. Un bonjour même furtif, ça permet de patienter quand il reste debout, le client. Mais non. Une fois assis, j’ai choisi une formule « esprit mixte 3 »: 18,50€ pour faire un tour rapide de la situation. Ya du poivron rouge et du concombre dans la « salade de chou » fraiche. Ça doit être pour faire exotique. Et puis j’ai croqué comme un grain de sable. Le sésame bicolore? Bah… ça arrive… Tiens? Mon plateau de sushis arrive en 3 minutes. C’est vous dire l’optimisation des méthodes de fabrication. Pour être aimable. 2 nigiri saumon, 2 nigiri crevette, 2 nigiri thon. Le poisson est très mal découpé, mais surtout le riz est bâclé, piteux.

Absence de maitrise confirmée avec les 2 sashimis franchement pitoyables, coupé depuis trop longtemps. 3 maki crevette/concombre fades, 3 maki saumon soporifiques. Bon point: la feuille de nori n’est pas dure comme souvent. 3 california thon/avocat avec des bouts de thon noir comme s’ils avaient reçu de l’encre de seiche sur le pif. Pas rassurant. Second grain de sable sous la dent, crcrrr… california roulés dans le sésame, on commence à définir des responsabilités. Et 3 california saumon, fromage et l’insupportable concombre. Egalement roulés dans? Bravo! Du sésame! Bing! 3ème grain de sable sous l’incisive cette fois-ci! La direction coupe le sésame avec du sable ou quoi? Bilan: des sushis bien peu sérieux, petits et irrégulier, sans harmonie. Absence intégrale de conscience professionnelle, d’un minimum de respect pour l’idée sushis. Autant dire: cynique. Le plateau: 8/20 pour 18,50€ selon la carte qui m’a été remise en main propre.

J’ai pris un thé à 2€ selon la carte qui m’a aussi été remise en main propre. A la caisse, il a fallu que le patron me gratte 80 centimes d’euros en tapant mon addition. Il passe le plateau de 18,50€ à 18,90€. Et le thé noir Lipton de base de 2€ à 2,4€, le prix du thé « Yogi tea ». Pas moufté. Rien dit. Si j’avais annoncé la couleur, il m’aurait dit « oooooh pardon môssieur… j’ai pas fait esssprès c’est la machine vous comprenez, j’ai confondu » et patati et patata. Dans la profession, les vieux serveurs appellent cette méthode « SCP »: si ça passe… Allez hop: on dégage! Je me suis remonté le moral dans le sucré de haut-vol, chez le (vrai) pâtissier Pothonier en face de l’Intermarché voisin. Un des meilleurs Paris-Brest que je connaisse.