O’Grill D’Asie

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On ne s’y attend pas, vraiment pas.

Surtout si vous jouer le curieux en zieutant à travers la vitrine le fort banal intérieur. Sauf que derrière et bien planqué mes petits zèbres, existe un enclos couvert, un jardin des plantes en réduction. En prime une fontaine centrale et quelques animaux exotiques en mini-serre que vos enfants apprécieront de voir en vrai, ça change des vidéos de l’ordinateur. Le soir, l’éclairage s’en mêle, on se croirait attablé dans le parc de Cuc Phuong dans la province de Ninh Binh… en plein centre-ville de Six-Fours! Et avec des nappages siouplait! Ça vous changera des usines à bouffe asiatiques en toc si vous aimez ça! Car oui, le genre culinaire proposé ici est vietnamien et chinois. L’accueil du patron est sec, voire rigide. Au fur est à mesure du repas, il se détend: nous aussi. Forcément une liste considérable de plats, un classique du genre.

Si les produits utilisés n’échappent pas au commun, la façon de les travailler apparait plus subtile que de coutume. En effet, le « plat royal Ô Grill d’Asie » choisi par Mauricette est agréable, un assortiment de fritures: nem, bumbo (samossa), ravioli, beignet de crevette… Absence de gras superflu, bien vu 14,5/20 et 10€. Même sanction pour l' »assortiment à la vapeur » conforme à ce qu’on en attend, ravioli lisibles et bien présentés. 14,5/20 et 8€. Les plats. La dame au chapeau vert apprécie comme rarement son « porc au caramel ». Cuisson en souplesse du cochon non massacrée, sauce peu chargée en fond de veau en poudre, pas écœurante. Du grand rare. 15/20 et 8€. Pareil pour ma pomme avec le « canard laqué ». Un magret maigre bien traité par les cuisines, rosé à cœur. Ce qui confère au plat un côté presque exceptionnel. Sauce appliquée, étonnante. 15/20 pour 14€.

Les desserts, pour voir. Un mélange de beignets, banane, pomme, ananas. Beignets un peu grossiers, noyés sous le sucre ajouté. On a siroté, tranquille. 13/20 pour 6€. On avait demandé une portion de l’excellent riz cantonnais pour deux, le taulier en livre deux. On avait demandé un litre de Badoit, on aura 50cl. On a observé un grand nombre d’habitués, le patron Thanh Nguyen fait la bise à (presque) tout le monde. Bonne ambiance de salle à mi-soirée, digestion impeccable et nous voilà heureux comme des carpes koï dans l’eau. Mais voilà. Au moment de l’addition gribouillée, le taulier nous gratte d’un riz cantonnais supplémentaire et d’une Badoit supplémentaire, soit 8€. Sinon, c’est la bonne affaire culinaire, faut juste vérifier l’addition. Pas de CB mais chèques acceptés.