Lou Capèu

1.5

Avec Mauricette, on était ravis qu’un petit nouveau vienne égayer la brochette de restaurants ou assimilés qui longent la plage.

En plus, « Lou Capèu », un restaurant provençal, peuchère, tu entends Manon des sources et les cigaleu. L’accueil de la jeunesse est aimable, bon point. L’ambiance se gâte quand on s’aperçoit que seuls les connaissances de la direction bénéficient de tapenade pour patienter. Apéritif pris ou pas. Discrimination. Tout comme le badaboum de discothèque pour déglingués du tympan! D’un coup alors que tout était calme! Je sais pas pourquoi! Bref! Plat du jour et un menu-carte 25€ pas bête décliné en formules à 20€ ou 22€: socca, quiche provençale, soupe au pistou, gigot d’agneau, salade méditerranéenne… et pour la dame au chapeau vert la « poêlée de seiches au pastis ». Elle s’attendait à des seiches plus petites et surtout à une présentation moins indélicate: une grosse seiche débitée en 3 ou 4 steaks caoutchouteux. Le peu de bouts de bras servis est plutôt tendre.

Les bouts de tomates sur les feuilles de salade verte sont pas bons, durs. 9/20. « Filets de rougets à la provençale » mieux. Ils sont trois et correctement cuits. Pas du frais local (ça n’arrive pratiquement jamais) et posés sur un coulis de tomate comme sur les pizzas. Riz rigolo crémé, comme une terrine. Flan de carotte et courgette maison. Ratatouille vive. Un ensemble à 13/20. Mon entrée est à déconseiller. En tout cas à ceux qui aiment l’aubergine cuite: « millefeuilles d’aubergines au granapanado ». Trois tranches marquées à la plaque d’aubergines glacées sorties du frigo, arides en bouche. Recouvertes de cubes d’aubergines crues trop macérées dans l’ail. Pas bon. Le vieux feuilleté qui décore essaie d’arranger l’idée: loupé. Si j’avais su, j’aurais évité. Mais je ne savais pas et puis on sait jamais. Bref: 8/20. Le plat rattrape: « thon mi-cuit aux graines de sésame ».

Un plat à la mode, le thon au sésame. Cuisson respectée, rosée à cœur. Je pense que le four a toutefois des ratés, vu le pâlot du thon. Garniture: même flan que Mauricette, tagliatelles de légumes mi-cuits (bien), trois pets grillés de purée de patate un peu sèche (bof). Sauce à côté du poisson: comme une vierge au pistou (rebof). 13/20. On évite les desserts. Une intuition mais on peut se tromper, on sait jamais mais ça va bien 5 minutes. Comme la maison chante le folklore provençal, on sourira des plantes en plastique: la lavande, les violettes et toutes les autres. Bref! Cuisine ou décorum, on s’éloigne de la Provence célébrée. Mais qu’importe: le touriste veut du rêve: on lui en donne! Digestion chaotique en prime!