L’Envers

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Rue entre gare et cours Voltaire.

Dedans un petit nouveau (fin aout 2018) mignon tout plein avec au fond, une cuisine ouverte façon dinette avec même un four à pizza. Ils sont trois à bosser là dedans à commencer par un monsieur d’un entrain épatant qui semble être le patron, qui parle fort comme à Aubagne et vous sert la main comme si vous étiez collègueu depuis 15 ans alors que la boutique n’a que 4 semaines d’existence. Au service, l’enjoué taulier est secondé au service par un collaborateur. Une dame cuisine. Bref: comme l’établissement est intime, il règne une ambiance toute amicale de restaurant de quartier pour évadés des bureaux alentours. Question cuisine, c’est du « fait maison » archi survendu par le taulier et… on le croit!

Un plat du jour vendu 10€ et trois autres plats possibles à 10€ (poulet basquaise), 12€ (maniche) et un faux-filet à 17€. Et des pizzas. Alors j’ai pris la pizza « royale ». Le four fait le job à température, champignons frais. Jambon cru trop séché discutable, il remplace l’habituel jambon blanc. Le vrai problème est le coulis de tomate: il est un peu vieux alors il transpire l’ail macéré. Tu croques avec gourmandise dans le fromage et le jambon, tu te paluches des morceaux d’ail non écrasés. C’est embêtant de manger une pizza et de transpirer l’aïoli en fin de parcours. Enfin bon. Plaisir gâché, 12/20.

C’est toujours mieux que le « fiadone » glacé sortie du frigo. Comme une terrine aride aux saveurs bloquées par le froid. Ressemble au circulaire dessert portugais appelé « pasteis de nata », sorte de flan. 11/20. Le top c’est le joli patio ombragé qui fait la vie plus belle aux clopeux et aux allergiques aux bagnoles. Trinquil. Le pire: café Henri Blanc aussi mauvais que de coutume vendu 2€. Note gribouillée sans TVA. Pas de menu affiché dehors sinon le plat du jour. Aubagne quoi.