L’En-Cas Maussanais

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De l’extérieur ça parait sympathique dans ses airs approximatifs de restaurant décontracté sans prise de chou: une façade de maison de village étendue d’une terrasse vélum chauffée, et bien chauffée par ailleurs.

Mais on ne le sait qu’une fois entré à l’intérieur, par principe. C’est ce que j’ai fait. Sol en lattes de bois, chaises confortables, déco bric-broc harmonieuse autant que faire se peut avec les moyens du bord. Peu de choix à l’ardoise, mais il est suffisant. Ils sont 5 ou 6, les plats. Faux-filet ou entrecôte (13€), carpaccio de bœuf (15€), cuisse de poulet avec ravioli aux cèpes (12€) et gnocchi bolognaise (12€). Et ma « seiche à la plancha ».

Sur une grande planche, une seiche éventrée mal nettoyée comme cuite à l’eau et badigeonnée d’ail et d’huile. J’ai mâché, un peu. Ça croque beaucoup. Les frites fraiches servies avec, elles sont marron foncé. Salade fraiche aussi, mais verte et c’est beaucoup plus normal. Compliqué d’être satisfait de ce plateau pas fini à 15€. Disons 11/20. A noter que le pain est un pain mou sous plastique vendu en grandes surfaces dont on peut faire à la rigueur des paninis, il est pratique, il ne fait pas de miettes.

Le café n’est pas bien bon, on en trouve pourtant des cartons pleins dans tous les coins de la boutique comme s’ils étaient « tombés du camion ». Les toilettes sont très propres. La serveuse est amicale et souriante. Difficile d’en dire plus. Sinon que pratiquer une restauration intermédiaire tout juste calée entre restauration traditionnelle et snack pur est une idée plutôt maligne. De là à écrire sur la vitrine que « tous les produits sont frais », faudra voir à l’usage.