Le Pastré

0.5

Il s’agit du restaurant du centre équestre Pastré sis dans le 8ème arrondissement de la ville, lieu bien connu des accrocs de l’équidé ongulé à crinière.

Indubitablement, le lieu a le charme criant du bucolique verdoyant a peu des vagues de la grande bleue. Etonnant. Dès le parking, l’odeur de figues entrelace celle du crottin. Des chevaux et des figuiers, alors forcément! Bref! Faut s’avancer sur le devant de la bâtisse, la terrasse du restaurant est à l’étage. Alors je monte des escaliers qui sont fait pour ça et en haut, sur le bord de la rampe, une chaise à l’envers à l’équilibre précaire aux quatre fers en l’air est prête à tomber. Curieux, mais vaut mieux ça qu’un cheval! Suite du surréalisme ambiant (j’allais dire dadaïsme) avec les 3 employés du restaurant qui devisent un moment sans prêter moindre attention à la présence du client que je suis. Je reste planté droit devant le bar, ils se sont finalement arrêté d’un coup et celui qui semble être le responsable me dit « oui? ».

Vu mon physique un peu éloigné de celui d’une danseuse du Bolchoï pour pouvoir envisager une balade en poney, il s’est finalement douté que c’était pour manger. Fin de leur discussion privée: la cuisinière sourira, le serveur filera en terrasse. Mais passons. Des salades, à 12€, des plats de 12€ à 17€: linguine au pesto, andouillette, carpaccio et même un steak haché frais de cheval… non… j’ai lu trop vite… steak haché frais œuf à cheval à 15€ quand même, ça rigole pas. Et puis quand même, un plat du jour qui tient de loin la corde: « curry d’agneau, riz basmati, tomates rôties ». Un curry un peu curieux, plutôt orienté massalé, et surtout infiniment trop salé, une horreur. Avec ses petits blocs ici et là trahissant un réchauffage, le riz adoucit les mors, un peu.

Le gros problème vient de la viande, une calamité du genre qu’on doit refiler à la cantoche des gosses et qui explique sans mal la raison pourquoi leurs assiettes ne sont jamais finies: des bouts de bouts d’agneau avec 50% de gras et de gélatine dure. J’ai dépiauté en faisant un tas sur le côté qui curieusement, était plus gros que le volume initial de viande. Immangeable. 8/20. Desserts maison? Oui bien sûr môssieur… sauf la glace et le fromage ahahah. Alors « tartelette au citron meringué », individuelle. Pas fait ici. Base sablée molle qui trahit, sucre, standard visuel de l’industrie de la bouffe. Et surtout: gros mensonge du serveur: 10/20. Ensemble à 16€. Le chef se débrouille avec les produits qu’on lui refile, ça doit pas être facile tous les jours. Inutile de faire le déplacement, sauf pour bénéficier du panorama campagnard en buvant un café… et sentir le crottin et la figue.