Le Mas Des Oliviers

4.5

C’est pas vraiment que vous soyez moches, mais Yannick Guerlesquin ne viendra pas vous faire la bise à table. Il n’a pas tellement le temps. Et puis Valérie à l’accueil et au service, c’est mieux. Point de vue charme féminin, on y gagne au change. Bref! Bonne nouvelle depuis mai 2018: un vrai cuisinier au « Mas des Oliviers »! On ne le sait qu’après y avoir mangé! Ardoise maligne comme tout! Quelques entrées à moins de 10€, des plats suivant le marché: foie gras de canard au torchon, terrine de sanglier et lactaires au vinaigre, magret de canard déglacé aux poires pochées au Bandol, daube de poulpe au mourvèdre, filet de bar butternut et girolles, hamburger au reblochon, aïoli, ravioli au fromage et bouillon de poule au pot, daube de sanglier polenta au thym… et un plat du jour à 10€! Souvent deux! Le même jour mes amours! Tentante « salade auvergnate ». Voilà bien une salade qui n’en raconte pas: quelques feuilles vertes avec noix et carotte râpées, filet d’huile d’olive, lentilles vertes du Puy bio, tartine au bleu avec poitrine grillée comme du bacon, quelques champignons cuisinés et puis non prévu dans le descriptif, une terrine de cochon maison, Cognac et girolles. Généreux bidouillage éloquent, pas mieux pour se faire une idée de l’état d’esprit d’une maison. 15/20 pour seulement 9€.

Plat du jour « cuisse de pintade fermière, sauce aux champignons ». Le chef, c’est « Monsieur Plus ». Cuisse dégraissée au four, peau croustillante (un bonheur!) sauce crémée aux champignons dans laquelle on trouve même des morilles! Le cuisinier m’avouera plus tard qu’il lui en restait un peu alors bon: faut pas gâcher! Héhé… Frites fraiches maitrisées et poêlée de girolles. Rien que ça. 10 balles, Pascal. 15/20. Hébé. Voilà à quoi ressemble un vrai restaurant de « cuisine traditionnelle »! Pas à ces honteux tiroir-caisse qui ont pognon sur rue et vous refilent à prix d’or des sornettes à manger au son des cigales! Bravo! Précisons que le Valérie et Yannick Guerlesquin sont nés ici. Lui tout minot, il courrait dans la campagne, la route d’Éoures dans les collines, domaine de Font de Mai, le Garlaban… Bref! Du Pagnol plein fer et la garrigue plein le nez. Plus tard, en cuisine à Beaumanière (13) du temps d’Alain Burnel, le Castel Lumière au Castellet (83) et d’autres encore. Un cuisinier méticuleux qui trempe le doigt pour gouter, frise le raffinement avec des produits simples et bons, parfois bio et locaux. D’où le « 3 chandeliers » attribué. Une « affaire de couple » comme on dit, des gens sains et heureux avec une histoire. En voici une: « moun diou qués buon!.. »

ACCUEIL GROUPES – REPAS DE FAMILLE – TERRASSE – PARKING DEVANT LE RESTAURANT