Le Local

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Attention! Plusieurs « Le Local » existent dans le coin! Ne pas confondre! Ça fait un paquet de locaux!

Celui d’ici n’est pas dans un endroit véritablement aisé, sinon le bénéfice des nouveaux bureaux de la DCNS de Toulon récemment installés à côté. Une manne bienvenue pour amorcer un bizness! Bref! Quelques tables dehors, une salle claire en rez-de-chaussée avec un comptoir-bar ou trinquent des collègueux et directement derrière, la cuisine ouverte où chante la friteuse. Une mezzanine donne un sacré volume à la pièce et on trouve, toujours à l’étage, une terrasse accueillante. En fait, c’est plus grand que ça ne parait. L’ardoise. Pour tout dire, j’en ai marre des tomates-mozza, des burgers à tout, des tartares à tout, des salades à tout, des tiramisu et des fondants au chocolat.

J’oubliais l’inévitable « escalope milanaise ». Je l’ai prise, un peu dépité devant tant de banalités alignées. Je ne préjuge pas de la qualité, mais quoi de pire pour un cuisinier de vendre des plats attendus? Où est la surprise? Qu’on mange ici ou ailleurs, la quasi intégralité des taules proposent la même chose! Bref! Alors, cette « escalope milanaise », elle donne quoi? Elle se débrouille, en tout cas elle change des escalopes milanaises décongelées dans la friteuse mince comme des tranches de jambon. Elle est poêlée, dodue et le gras de cuisson n’est pas désagréable.

Les frites fraiches: faudra revoir la copie. Grasses, sans doute précuites d’un bain. Je n’irais pas plus haut qu’un 12/20 pour l’ensemble vendu 15€. Ce qui n’est pas exagéré vu les prix assourdissants observés avec effroi par ailleurs. Voilà. Pas de dessert. Pas envie. Du strict alimentaire fait pour faire des affaires, et sans doute une ambiance de copains rameutés par facebook pour faire la bamboula. Et ingurgiter avec ses amis des tomates-mozza en buvant des mojitos et du coca devant son nifone connecté avec plein d’autres amis qui mangent la même chose mais ailleurs.