Le Clos

3.5

Vieille maison reprise. Pour tout dire, j’ai tout entendu et son contraire sur le nouvel impétrant. Un jeune déjà ancien de Bocuse, l’occasion donnée à quelques-uns de critiquer avec facilité, et patati et patata.

Alors plutôt que d’écouter des sornettes qui circulent et des fausses réputations en construction, fallait que j’y trempe les bacchantes en allant sonner à la sonnette. Voilà c’est fait. Bien peu de modifications structurelles réalisées, le massif bâtiment reste un peu vieux dans sa conception. Difficile de tout changer d’un coup. Des signes de volonté: doubles nappages, verres à vins fiers, service alerte. Faut dire aussi que le midi, ça déménage. Obligatoire: entre les pressés chroniques et les coincés de la pointeuse, pas de temps à perdre! Entrées à partir de 10,50€. Les pizzas ont du succès, à voir les tables.

Beaucoup de grillades (près d’une vingtaine). Et des menus où on espère une cuisine plus poussée, celui du midi à 19€ et un autre aussi à 40€, ce qui n’est pas un tarif anodin. Ceux qui me connaissent savent que j’irais même à un concert de Patrick Bruel pour un « pied de cochon », c’est vous dire si j’aime ça. Enfin: « un demi » pied est proposé dans le menu à 19€! Pour autant, il constitue une entrée à part entière! Grillé au feu de bois! C’est le pied! On peut le dire! J’aurais pas craché sur une béarnaise mais à la place, y avait un mesclun. Différent. 14/20! Le plat du jour est « risotto aux moules ». Il est très bon, les belles moules fraiches sont délicieuses, pas du genre qu’on laisse sur le côté. Sauce maitrisée, mais je reste convaincu que le riz n’est pas un riz à risotto. 14,5/20 car bien cuisiné.

Je pensais finir en queue de poisson avec un dessert devenu banal à force d’être flingué par des maladroits. Il est merveilleux, ce « crumble aux fruits ». Ya même des agrumes dedans. Et surtout il est passé au four comme il se doit, sablé croustillant et tiède, un délice. Un vrai crumble quoi. 15/20. Voilà. Expérience convenable et un constat: vrai cuisinier aux commandes et des réglages qui s’opèrent. Petit à petit. Faut du temps pour les choses, des hommes (ou des femmes) pour les faire. Tout le problème du véritable « fait maison »: il nécessite infiniment plus d’efforts que d’ouvrir les sachets de poudre de perlimpinpin et de cliquer sur le bouton du micro-onde. Bref! On devrait en reparler un de ces quatre matins, si tout va bien mes petits lapins.